Dans un contexte d’inflation et de déficit budgétaire, l’optimisation des dépenses publiques semble incontournable. Cela n’est toutefois pas aussi simple qu’il y paraît et plusieurs facteurs doivent être pris en compte pour atteindre cet objectif. Afin de réduire les dépenses de sa collectivité territoriale, il est nécessaire de penser et mettre en place une stratégie adaptée et de suivre quelques conseils simples. On vous explique tout ici !

Introduction à la théorie des coûts

La théorie des coûts est une approche économique ciblant la manière dont les organisations décident de produire et de mettre à disposition leurs biens et services. Dans le secteur privé, il s’agit surtout d’optimiser les profits en minimisant les coûts de production. Un décideur peut également avoir recours à la théorie des coûts pour réduire les dépenses de sa collectivité, en suivant la démarche suivante :

  1. Identifier les principaux coûts. Ressources humaines, achats de matériaux et fournitures, dépenses énergétiques… Une ventilation du budget précise doit être établie pour construire un plan d’actions pertinent par la suite.
  2. Établir des objectifs clairs et mesurables.
  3. Mettre en place un processus de budgétisation axé sur les coûts.
  4. Analyser vos données de manière continue.
  5. Prendre des mesures correctives lorsque nécessaire.

Il convient ensuite d’étudier les leviers d’optimisation. Nous vous proposons de vous questionner sur 5 axes clés regardons des exemples d’axes d’optimisation.

Réduire les dépenses des collectivités territoriales

En vue de réduire concrètement les dépenses, plusieurs bonnes pratiques peuvent être adoptées. Pour commencer, les collectivités territoriales doivent veiller à rationaliser leurs achats, notamment en passant par des centrales d’achat ou en négociant des contrats cadres.

Dans un second temps, dans un contexte de forte inflation du coût de l’énergie, il est important de mettre en place des actions pour en réduire la consommation (isolation, chauffage au bois, etc.). En effet, les bâtiments publics sont souvent gourmands en énergie. Un investissement à court terme peut réellement contribuer à réduire les dépenses par la suite.

Autre levier : l’optimisation du réseau de transport. La mise en place de transports en commun plus efficaces et moins coûteux permet de réduire les dépenses de transport des collectivités territoriales. Il est également important de favoriser les modes de transport doux (vélo, marche) et de limiter l’utilisation des véhicules individuels. Le service public peut également entreprendre des actions pour limiter le recours à la voiture.

Enfin, les dépenses de fonctionnement doivent être observées de près. Une gestion optimale des ressources humaines permet aux collectivités territoriales de réduire les coûts. De nombreux facteurs peuvent être à l’origine de dépenses impactant le budget de l’organisme :

  • Un fort taux d’absentéisme,
  • Des accidents du travail trop fréquents,
  • Une gestion défaillante de la paie…

Pour éliminer les erreurs, anticiper et prévenir les risques, un pilotage social performant s’impose. Aussi, les directions des ressources humaines gagnent à s’équiper d’outils dédiés pour analyser les coûts liés au personnel. Un logiciel de datavisualisation RH dédié au service public facilite grandement cette mission.

Réduction des dépenses publiques : points de vigilance

Tout d’abord, il faut distinguer les différents types de dépenses publiques. Les dépenses de fonctionnement, qui représentent les dépenses courantes liées à l’activité des administrations, ne doivent pas être confondues avec les dépenses d’investissement, destinées à financer des projets à plus long terme. Or, réduire drastiquement les dépenses d’investissement peut avoir des conséquences négatives sur la croissance économique à moyen et long terme.

Il faut également prendre en compte l’impact de la réduction des dépenses publiques sur l’emploi. En effet, plus de 5 millions de personnes en France travaillent au sein des administrations et une réduction forte des dépenses publiques peut avoir des conséquences sociales et économiques importantes.

Enfin, il faut noter que la France est un pays fortement décentralisé et que les collectivités locales disposent également des budgets substantiels. Ainsi, une réduction des dépenses publiques ne doit pas se faire au détriment des dépenses locales, qui jouent un rôle important dans l’économie française.

Dépenses publiques : veiller à opérer des choix avisés

Les dépenses publiques augmentent chaque année, ce qui porte souvent préjudice aux finances des collectivités territoriales. Pour réduire les dépenses de votre collectivité, certains leviers peuvent être employés, à la suite d’une réflexion globale et dans le cadre d’une stratégie maîtrisée.

La collectivité peut choisir de revoir les subventions accordées aux entreprises et aux associations. Les économies ainsi réalisées peuvent être ventilées sur un autre poste budgétaire. Cette mesure, souvent impopulaire, peut générer de vraies difficultés pour les bénéficiaires. Il convient donc d’opter pour cette démarche de manière responsable.

Autre moyen de réduire les dépenses publiques : limiter le nombre de fonctionnaires territoriaux, tout simplement. Des dépenses de personnel moins élevées, certes, mais à quel prix ? Si une surcharge de travail menace les équipes en place, la collectivité n’en sortira pas gagnante. Une étude documentation de la situation RH doit être réalisée avant de se diriger dans cette direction.

Enfin, il peut être intéressant d’optimiser l’utilisation des biens immobiliers. Location d’espaces publics, revente de terrains ou de bâtiments au secteur privé… Ce ne sont pas les possibilités qui manquent. Suivant le parc immobilier de la collectivité, cette solution peut générer des revenus conséquents tout en limitant les coûts d’entretien.

Comment réduire les dépenses en maintenant une haute qualité de service

Il est possible de réduire les dépenses sans pour autant dégrader la qualité de service garantie aux citoyens et aux usagers. Un mot d’ordre : l’optimisation !

  1. La sélection des meilleurs fournisseurs. Cet objectif demande une mobilisation à court terme en vue de comparer les différentes offres de marché. Des appels d’offres sont à créer, des analyses avancées des propositions reçues… Les gains générés par ce processus compense toutefois le temps passé à cette phase de recherche, alors n’hésitez pas !
  2. La mise en place de processus d’achats efficients. Qui dit dépense dit souvent achat. Est-ce que votre collectivité dispose d’un processus d’achat structuré ? Si ce n’est pas le cas et pour les dépenses n’entrant pas dans le cadre des principes s’imposant pour un marché public, il est temps de se pencher sur le sujet. De même qu’il devient essentiel de pratiquer des achats responsables (une charte des achats responsables existe-t ’elle au sein de votre organisation ?). Des étapes formalisées et un partage d’information fluide contribuent à optimiser les processus d’achats de biens, de services, de travaux…
  3. L’optimisation de la gestion des stocks. On distingue les stocks de production (ensemble des matières qui, après transformation, permettent d’avoir les produits finis) et les stocks hors production (accompagnant la production). La gestion des stocks consiste, pour chaque produit, à maintenir des stocks et à définir la meilleure politique de réapprovisionnement et de distribution. De nombreux éléments sont à prendre en compte : traçabilité, choix des emplacements, gestion administrative…

D’autres pistes sont à explorer. Il est intéressant pour une collectivité de rationaliser l’utilisation des biens et services. Par exemple, la dématérialisation génère des économies notables, en limitant le recours aux impressions papier notamment. Pour avoir une idée chiffrée des bénéfices observés, téléchargez le livre blanc La dématérialisation, amie publique N°1 ?

Conclusion

La gestion des finances publiques constitue un enjeu majeur pour les collectivités territoriales. Les dépenses de fonctionnement représentent en effet une part importante du budget des communes, des départements et des régions. Pour optimiser ces dépenses, il est nécessaire de mettre en place une stratégie globale et de suivre quelques bonnes pratiques.

La recherche d’optimisation des coûts étant devenue une priorité, les Services Finances des collectivités se mobilisent afin de ne pas opérer les mauvais choix. Pour aller plus loin sur ce sujet, découvrez les 5 erreurs à éviter en préparation budgétaire !

Quels seront les enjeux prioritaires des DRH, DAF et DSI du service public dans les prochains mois ? Découvrez ci-dessous un calendrier mensuel compilant des contenus inédits et un focus sur les sujets devant concentrer l’attention des décideurs publics en 2023. (Re)découvrez des checklists, guides pratiques et autres contenus ci-dessous !

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Vous avez des difficultés pour lire l’infographie ci-dessus ? Nous vous proposons de parcourir le contenu en version textuelle ci-dessous ????

Janvier

Le mois des bonnes résolutions ! Une nouvelle année s’engage… Et vous, quels sont vos engagements et vos défis prioritaires ? Pour vous aider à y voir plus clair, Eksaé a conçu un guide pratique à l’attention des décideurs du service public. DRH, DAF et DSI, découvrez les 5 enjeux majeurs sur lesquels il faudra vous concentrer en 2023 !

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Février

Alors que certains ont le sourire sur le chemin des vacances aux sports d’hiver, d’autres ont le moral inspiré par la météo… Maussade et nuageux ! Chez Eksaé, nous pensons que les nuages sont source de réjouissance et porteurs de nombreux bénéfices pour le service public ???? Vous l’aurez compris, nous parlons des atouts du Cloud. Vous vous posez encore des questions sur ce sujet ? Pour y voir plus clair, consultez un livre blanc pédagogique :

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Mars

Un mois de mars réussi, et ça repart ! Plus sérieusement, pour terminer le premier trimestre 2023 en beauté, nous avons choisi de souligner qu’il est important d’apprendre de ses erreurs et de faire preuve de résilience. Dans la sphère professionnelle publique, il est intéressant de comprendre les raisons qui expliquent un dysfonctionnement ou un échec. L’analyse des erreurs est source de réussite ! Et pour les financiers qui n’aiment vraiment pas en commettre, on vous a préparé une checklist pour les éviter lors de votre préparation budgétaire ????

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Avril

En avril, ne te découvre pas d’un fil : un dicton bien connu… applicable dans le service public ? Ici, on parle pas de vêtements (ou d’oripeaux, pour ceux qui aiment apprendre de nouveaux mots) mais de fil numérique. Le sans-fil est en effet à éviter dans le cadre d’une stratégie de numérique responsable ! En 2023, la loi REEN impose à certaines collectivités d’avancer sur ce sujet. Pour faire le point sur les nouvelles obligations en la matière, découvrez un livre blanc complet et inspirant !

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Mai

Au mois de mai, on ne veut pas entendre de ‘mais’ ! Si certains financiers d’établissements publics appréhendent l’arrivée du nouvel infocentre INFINOE (« mais je ne suis pas prêt »), Eksaé se fera un plaisir d’échanger avec eux. Ensemble, nous pouvons définir un plan d’actions structuré pour une transition sereine et fiable ! Et parce qu’on n’oublie pas les experts évoluant dans les collectivités, nous vous proposons de (re)découvrir les  5 indicateurs financiers clés pour améliorer l’efficacité et la transparence de votre organisation !

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Juin

Ce mois-ci, la France entre dans l’été. Sera-t-il marqué par des épisodes de chaleur ou par des pics de pollution ? Les sujets liés au réchauffement climatique sont sur le devant la scène de manière récurrente, et pour cause. Il devient urgent de prendre des actions en faveur de la protection de l’environnement. Pour aller plus loin , le déploiement d’une véritable politique RSE (responsabilité sociétale des entreprises) est porteur de sens, en particulier pour les organisations publiques. Eksaé, en tant qu’acteur au service des agents publics, s’engage en ce domaine. Découvrez nos valeurs et nos actions inspirantes !

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Juillet

Les écoles et universités s’apprêtent à fermer leurs portes. Pour certains étudiants, ce n’est qu’un au-revoir, pour d’autres, ce point final marque l’entrée dans la vie active. D’ailleurs, la génération Z présente des spécificités qu’il convient de maîtriser dans le service public. Les agents de demain ont en effet des attentes différentes : savez-vous comment attirer les jeunes talents et favoriser leur rétention ? Si vous manquez de billes sur ce sujet, ce livre blanc dédié au service public n’attend que vous !

[vc_btn title= »Recruter et fidéliser la génération Z » color= »danger » align= »center » link= »url:http%3A%2F%2Feksae.fr%2Fnos-documentations%2Fgeneration-z%2F »]

Août

C’est souvent le mois de l’année le plus calme en termes de sollicitations émanant de citoyens et usagers. C’est donc l’occasion parfaite pour se recentrer sur soi, ou plutôt sur son organisation. Votre collectivité ou votre établissement public est-il attractif ? Rencontrez-vous des difficultés pour recruter de nouveaux talents ? Nous vous invitons à profiter de ce mois d’août (même si vous n’êtes pas en congés !) pour faire le point sur la marque employeur de votre organisation. Les premiers lecteurs RH ont été (très) enthousiastes, n’attendez plus !

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Septembre

C’est la rentrée, marquée par l’effervescence dans tous les services. Nous sommes aussi prêts à parier que les cyberattaques n’auront pas pris de congés mais seront encore plus nombreuses. Le service public est d’ailleurs devenu une cible de prédilection. Renforcer la cybersécurité est devenu une priorité majeure pour les organismes publics. Plusieurs dispositifs peuvent être mis en place dans cet objectif. DoS, injection SQL, phishing… Disposez-vous de connaissances solides sur ce sujet ? Pour faire le point et identifier les meilleures solutions, c’est par ici :

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Octobre

L’automne est déjà là, les ¾ de l’année sont déjà écoulés. C’est l’heure de l’évaluation… annuelle de vos agents ! Connaissez-vous les bonnes pratiques à mettre en place pour transformer cette obligation en levier de fidélisation ? Découvrez les bonnes pratiques à mettre en place pour cette étape clé de la GPEC sans plus attendre !

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Novembre

Déjà près de 10 mois se sont écoulés. Combien d’heures de travail ont été effectuées par vos agents ? Depuis le 1er janvier 2022, les collectivités doivent impérativement appliquer la règle des 1607 heures de travail annuel.

De (très) nombreux dispositifs ont été pensés en vue de permettre aux agents du service public d’être en conformité avec leur temps de travail légal.

Etes-vous informé(e) des nouvelles pratiques ayant vu le jour ? Savez-vous ce qu’il est possible de mettre en place pour s’adapter aux contraintes professionnelles ou personnelles ?

Nous vous proposons un tour d’horizon des impacts du passage au 1 607 heures. De bonnes idées à partager en tant qu’agent et RH ????

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Décembre

L’année 2023 touche à sa fin. Quelles ont été les évolutions positives impulsées au cour des derniers mois ? Des problématiques majeures ont-elles été identifiées en gestion RH ou financière ? Pour connaître les leviers d’une transformation réussie, nous vous proposons de découvrir les retours d’expérience de plus de 15 organismes publics. En mots et en données chiffrées, découvrez comment générer davantage de performance tout en optant pour des solutions évolutives !

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La fonction publique a connu une importante mutation au cours des dernières années. Digitalisation des métiers, nouvelles attentes des citoyens et usagers, arrivée de la génération Z sur le marché du travail… Il est important que les responsables RH identifient les véritables priorités pour relever les défis de demain. Voici les 5 meilleures résolutions RH pour la fonction publique en 2023 !

  1. Evaluer et suivre la performance individuelle… ou plutôt collective !

Toutes les organisations publiques ont mis en place un système d’entretien d’évaluation. Le suivi des performances individualisé vise notamment à identifier les bonnes pratiques à diffuser et les éventuelles améliorations à apporter.

Le processus RH d’évaluation individuelle peut générer beaucoup de valeur et participer concrètement à développer les compétences des agents… A condition qu’il soit bien structuré et que l’organisation dispose d’outils efficaces.

Ainsi, un logiciel dédié aux entretiens et évaluations facilite le pilotage social et permet d’insuffler une nouvelle dynamique RH : entretiens dématérialisés, plan de formation facilité, allocation optimale des compétences…

Pour améliorer encore davantage la performance d’un service public, les objectifs et la stratégie doivent être connus et partagés par les agents de l’organisation. Et avant d’être atteinte, la performance doit dans un premier temps être définie. Quels sont les critères d’évaluation observés ? Délai de réponse aux demandes des usagers, amélioration de la productivité…

Si on devait établir un principe universel, le service public le plus efficient est celui qui :

  • Apporte une réponse satisfaisante aux citoyens et usagers dans un délai correct,
  • Délivre des services dont la qualité est haute et constante,
  • S’assure des bonnes conditions de travail de ses agents afin qu’ils puissent mener leur mission avec les moyens adéquats.

Aussi, un service public performant ne repose pas sur la somme des performances individuelles. Elle s’appuie sur des talents au sein d’un collectif qui fait sens. La valeur naît des synergies, du travail collaboratif.

A retenir : l’esprit d’équipe est une valeur à diffuser, encourager et valoriser.

  1. Encourager la collaboration et l’esprit d’équipe

L’esprit d’équipe est un savoir-faire relationnel : il s’agit de la capacité à créer des liens avec les membres d’une équipe, dans un objectif commun de collaboration, tout en privilégiant la réussite du groupe.

Acteurs majeurs dans la promotion de l’esprit d’équipe, les managers doivent veiller à la bonne cohésion entre les agents et prévenir les éventuelles tensions. Plusieurs leviers sont à travailler dans cette perspective : encourager les échanges, fluidifier le partage d’informations, veiller à l’équité de la politique RH…

Pour être un bon encadrant dans la fonction publique, il est important de développer sa capacité à fédérer et à mobiliser son équipe autour d’un projet collectif. Il est essentiel d’établir des relations de confiance avec ses collaborateurs. Ici, il s’agira pour les managers de communiquer régulièrement avec leur équipe sur leur vision, leurs attentes. Le leadership est alimenté par la confiance en soi mais aussi envers les autres !

Le manager doit encourager les valeurs propres au service public telles que la solidarité, le respect, la bienveillance. En étant intègre dans ses paroles et ses actes, un manager peut plus facilement mobiliser ses équipes de manière pérenne, tout en s’assurant du plein engagement de ses talents.

Un exemple parlant : quel est le processus de décision au sein de votre organisation ? Le mode consultatif est-il privilégié versus le mode directif ? Des démarches hybrides sont-elles à l’étude ? Comme ces dernières :

  • Le mode concertatif : les collaborateurs sont invités à partager leurs idées, puis le manager arbitre.
  • Le mode co-décisionnel : le problème à résoudre est analysé avec l’équipe, la décision est prise de manière commune.

Pour encourager la cohésion et l’esprit d’équipe, les managers jouent un rôle clé. Un mot d’ordre à suivre en 2023 : le collaboratif ! Les démarches participatives donnent du sens aux actions et contribuent à la mobilisation durable des agents. D’autant plus si l’organisation est agile ????

  1. Promouvoir l’agilité et la flexibilité dans la fonction publique en 2023

Le secteur public et les collectivités territoriales s’adaptent constamment aux changements : présidence, gouvernement, politiques, évolutions dans la gestion budgétaire et financière, etc. Fort de leurs capacités d’adaptation démontrées lors de la crise sanitaire, il est important de pérenniser l’agilité et la flexibilité. Aussi, ces concepts s’inscrivent sans surprise en tant que priorité RH de l’année 2023. Quelles thématiques peuvent être travaillées dans cette optique ?

Tout ce qui permet aux organisations de s’adapter rapidement aux changements tout en intégrant les exigences de qualité et d’efficacité doit être considéré comme une opportunité. Les évolutions liées aux enjeux environnementaux, aux nouvelles technologies, aux contraintes réglementaires appellent l’adaptabilité des agents.

En effet, les méthodes Agiles font écho aux 3 principes fondateurs du service public :

  • Le principe de continuité (aucune interruption de service),
  • Le principe de mutabilité (adaptation constante),
  • Le principe d’égalité et de neutralité du service public.

Appliquées au RH, l’agilité favorise la transversalité et la coopération, inspire des méthodes de travail flexibles. L’accompagnement par un cabinet dédié peut contribuer à accélérer la transition. Les bonnes pratiques seront plus facilement identifiées et diffusées.

Certains outils favorisest aussi facilitée par certains outils. L’adoption d’un SIRH nouvelle génération en remplacement de la gestion papier contribue à moderniser une organisation publique ! Gestion dématérialisée de la paie et des congés, partage d’informations fluidifié et sécurisé… Flexibilité oui, mais fiabilité avant tout !

A bien garder en tête : avec les méthodes dites agiles, il est important de capitaliser sur les succès et d’apprendre des échecs. L’expérimentation, tout comme l’innovation, ne suivent pas de trajectoire linéaire !

  1. Favoriser la culture de l’innovation

L’innovation est un processus dynamique qui repose sur la création et l’utilisation de nouvelles idées. Elle est fondamentale pour générer de la valeur et inscrire le service public dans une dynamique positive. La politique RH joue un rôle important dans la promotion de l’innovation.

Dans un premier temps, elle permet aux organisations d’identifier les talents et de favoriser le développement des compétences de sorte à encourager la créativité, l’audace et l’innovation. Cette dernière est un processus continu nécessitant l’implication de tous les acteurs d’une collectivité ou d’un établissement public, mais certains talents peuvent être moteurs dans cette démarche.

Dans un second temps, il s’agit pour les Services RH de mettre en place des structures et des outils adaptés. La première étape consiste à diffuser une culture d’innovation dans l’organisation. Pour cela, il faut sensibiliser et former tous les agents aux techniques d’innovation. Il est également important de leur donner les moyens de mettre en œuvre leurs idées, par exemple en encourageant le travail en équipe et en favorisant la communication. Quelques exemples : mise à disposition d’une boîte à idées physique ou virtuelle, concours en interne, espace réservé pour le partage d’informations inspirantes…

La troisième étape consiste à identifier les besoins en innovation. Pour cela, il faut analyser les marchés, les technologies et les tendances afin de détecter les opportunités d’innovation. Il est également important d’observer ce qui est déployé dans d’autres structures et de sonder les citoyens.

Une fois les besoins identifiés, une stratégie d’innovation peut être établie ! Et la créativité peut aussi s’inviter dans le processus de recrutement !

  1. Augmenter l’attractivité du service public en tant qu’employeur

Le recrutement est un défi majeur pour le service public. La prochaine vague annoncée de départs à la retraite va conduire à la quête de nouveaux et nombreux talents. Les Services RH doivent ainsi mettre en place des stratégies disruptives pour attirer ces nouveaux collaborateurs.

Les jeunes diplômés (la fameuse Génération Z) et les professionnels expérimentés sont souvent attirés par le secteur privé, car ils considèrent que la fonction publique est moins dynamique et moins rémunératrice. C’est pourtant une idée reçue !

Le service public offre aux agents de nombreux avantages sociaux et des carrières évolutives. De plus, les missions offertes par la fonction publique sont porteuses de sens. Elles permettent aux meilleurs talents de mettre leurs compétences au service de l’intérêt public.

Aussi, pour améliorer l’attractivité de leur offres d’emploi, les organisations publiques gagnent notamment à travailler sur leur marque employeur. Vous n’êtes pas familier du sujet ? Pas de souci, le livre blanc Apprendre à capitaliser sur sa marque employeur vous révèle toutes les informations nécessaires pour travailler le sujet.

Au cours des dernières années, les Services DSI de la fonction publique ont été confrontés à de nombreux changements. L’accélération de la transformation numérique et les évolutions réglementaires ont constitué des enjeux prioritaires. En 2023, les DSI devront se mobiliser sur encore davantage de sujets et de challenges à relever. Tour d’horizon des 5 bonnes résolutions prioritaires pour les DSI du service public !

1- Se prémunir des interruptions de service et des pertes de données : vive le PRA !

Les DSI des organismes publics doivent gérer une quantité toujours croissante de données, stockées dans divers formats. Ils doivent s’assurer que les datas sont accessibles aux utilisateurs autorisés, tout en respectant les normes de confidentialité et de sécurité.

Dans les faits, le service public est souvent exposé aux pertes de données. Les raisons peuvent être nombreuses : une mauvaise gestion du partage d’informations, une erreur humaine, une panne matérielle, une coupure énergétique… Il est donc important de se prémunir contre ces risques.

Pour protéger les données et éviter les interruptions de services, 3 leviers doivent être travaillés :

  • Tout d’abord, une bonne gestion des données passe par l’instauration de procédures sûres pour leur traitement.
  • Ensuite, il convient de partager ces procédures afin de sensibiliser les utilisateurs aux bonnes pratiques en matière de sécurité informatique.
  • Enfin, il est nécessaire de mettre en place des outils de sauvegarde et de restauration des données adéquats.

Concernant ce dernier point, les infrastructures informatiques reposant sur le Cloud présentent des garanties particulièrement intéressantes. Les données hébergées à distance sont répliquées sur un autre site, le niveau de protection est supérieur à des datas sauvegardées sur un serveur interne.

Pour aller plus loin sur ce sujet, les organismes publics ont tout intérêt à adopter un PRA (plan de reprise d’activité). Il s’agit d’un système de sauvegarde et de protection des données encore plus performant, garant d’une parfaite continuité de services.

2- Renforcer la cybersécurité

La cybersécurité n’est plus une option pour le service public. Le niveau de sensibilité des données peut être très élevé, comme des informations concernant la santé des citoyens, par exemple. Les attaques contre les systèmes d’informations des organismes publics sont en effet de plus en plus nombreuses et difficiles à contrer. Face à cette menace, il est essentiel de renforcer les dispositifs de cybersécurité en place dans les collectivités et établissements publics.

Pour cela, différentes mesures peuvent être mises en place.

Tout d’abord, il est important de sensibiliser les agents publics aux risques liés à la cybersécurité. En effet, ce sont souvent les erreurs humaines qui permettent aux cybercriminels de pénétrer les systèmes informatiques des administrations. Il est donc crucial que les agents publics soient conscients des bonnes pratiques à adopter pour se protéger contre les attaques. Par exemple, est-ce qu’une charte numérique énonce les principes à maîtriser ? Est-ce que des formations ont été mises en place ?

Ensuite, il convient d’adopter des outils et des procédures adaptés pour lutter efficacement contre les cyberattaques. Les pares-feux et les anti-virus sont indispensables, tout comme la mise en place d’une politique fiable de gestion des identités et des accès aux données.

Face aux défis portés par l’accélération de la transformation numérique, les DSI du service public doivent se positionner en tant qu’ambassadeurs d’une digitalisation sécurisée et raisonnée. Ceci passera notamment  par une collaboration vertueuse avec des acteurs privés : éditeurs de logiciel de gestion, hébergeur Cloud…

En s’entourant de partenaires experts, le service public sera mieux armé pour affronter les risques liés à la cybermenace, comme les ransomwares.

3- Favoriser les fonctionnements agiles

Les DSI doivent gérer une infrastructure complexe et souvent disparate, composée de plusieurs systèmes et d’applications (ou logiciels) hétérogènes. Ils doivent également faire face à une pression croissante pour réduire les coûts et améliorer l’efficacité de l’organisation. Dans ce contexte, l’adoption d’un fonctionnement agile peut impulser une nouvelle dynamique vertueuse.

Les modèles agiles sont plus adaptables en cas de crise. Un SI dit agile est ainsi capable de  :

  • gérer des systèmes de production résilients,
  • aligner les services publics aux besoins fluctuants,
  • opérer une mise à l’échelle réactive des plateformes numériques.

En 2023, les responsables SI doivent s’assurer de la fluidité de leur organisation, quel que soient les évènements pouvant survenir. Aussi, la transformation numérique doit s’accompagner de l’évolution de 3 éléments : la culture des agents, l’infrastructure qu’il convient souvent de moderniser, les processus de sécurité.

En faisant des investissements technologiques une priorité et en gérant les projets avec une véritable agilité d’esprit, les DSI du service public sécurisent durablement l’avenir. Créativité et technologie peuvent, et même doivent, être à l’origine de synergies créatrices de valeur.

Quels sont les points communs entre méthodologies agiles, innovation et design thinking[1] ? L’agilité favorise l’innovation, la diffusion des bonnes pratiques nécessaires à la conception de SI adaptés aux besoins des métiers. Le caractère créatif s’accompagne de la sécurisation accrue de la gestion des données sensibles. La DSI est gagnante à tous les niveaux.

De plus, l’agilité permet de diffuser des méthodes de travail nouvelles pour le service public :

  • La gestion de projet gagne en efficacité,
  • La transversalité est facilitée entre les différentes expertises,
  • Le transfert de compétences est optimisé.

4- S’engager vers un numérique responsable

Qu’est-ce que le numérique responsable ? Il s’agit d’une  démarche d’amélioration continue visant à réduire l’empreinte écologique, économique et sociale des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Le service public peut en effet adopter et apporter des solutions visant à réduire l’empreinte carbone générée par le digital, tout en sensibilisant les citoyens et usagers aux impacts environnementaux et sociétaux du numérique. De fait, pour aider les organisations publiques à se positionner en tant qu’actrices du changement et initier des stratégies numériques responsables, le cadre législatif a évolué.

Aussi, en 2023, le numérique responsable est devenu une obligation légale pour de nombreuses collectivités. La loi REEN impose en effet de nouvelles pratiques aux organismes publics, parmi lesquelles :

  • Rationaliser le renouvellement des appareils numériques,
  • Favoriser les usages numériques écologiquement vertueux,
  • Promouvoir une stratégie numérique responsable dans les territoires…

Pour approfondir ce sujet, découvrez un livre blanc inédit détaillant les piliers d’une stratégie de numérique responsable structurée dans le service public.

Retours d’expérience, bonnes pratiques, checklist, méthodologie et chiffres clés : autant d’éléments pour permettre aux décideurs publics de porter le sujet efficacement en interne et de le faire rayonner auprès du grand public !

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Pour commencer, les DSI du service public doivent intégrer la sobriété numérique dans leurs pratiques. Quelques exemples de bonnes pratiques ont ainsi été partagés par le Conseil Départemental de l’Isère. Et pour continuer de progresser sur ces enjeux, Il convient pournles acteurs du service public de choisir avec soin leurs partenaires, leurs fournisseurs, leurs éditeurs de logiciels…

5- Intégrer de nouvelles approches liées à l’analytique et à l’IA

L’intelligence artificielle (IA) est un domaine en plein essor qui présente de nombreux avantages pour le service public. En effet, l’IA permet de traiter plus rapidement et efficacement les données, ce qui génère des gains de temps concrets pour les agents. De plus, l’IA peut aider à améliorer la qualité et l’efficacité des services publics en automatisant certaines tâches. Enfin, l’IA peut contribuer à réduire les coûts du service public en optimisant les processus et en éliminant les erreurs humaines.

En effet, grâce à l’IA, il est possible d’analyser plus précisément et sans perdre de temps les données afin de prendre les meilleures décisions. De plus, les robots peuvent être utilisés pour effectuer certaines tâches fastidieuses ou répétitives.  Libérés, les agents publics se concentrent sur leurs missions les plus stratégiques. En 2023, l’automatisation concentrera toutes les attentions des DSI du service public !

Par exemple, les agents peuvent choisir de recourir à des chatbots (robots conversationnels) pour répondre aux demandes courantes des citoyens. De plus, l’IA permet de faire face à des risques importants, comme la fraude fiscale ou la détection des incendies. Les usages sont multiples et variés. Il est essentiel pour les directions des systèmes d’informations de mener une veille active sur les nouvelles technologies afin d’identifier les opportunités pouvant apporter de la valeur à l’organismes public.

En France, par exemple, le ministère de l’Economie et des Finances a mis en place un programme d’IA pour automatiser certaines tâches administratives. Cela a permis de libérer du temps pour les agents du service public, qui peuvent désormais se concentrer sur leur cœur de métier.

Gains de productivité, efficacité et qualité de service améliorée pour les citoyens ou usagers du service public : que demander de plus ?

[1] Ensemble des méthodes et des outils qui aident, face à un problème ou un projet d’innovation, à appliquer la même démarche que celle qu’adopterait un designer.

Le DAF joue un rôle central dans la gestion des finances publiques. Il participe activement à la prise de décisions stratégiques concernant l’utilisation des ressources financières. La nécessaire maîtrise de la dépense publique concentre son attention dès la préparation budgétaire. D’autres enjeux clés seront à travailler pour inscrire l’organisme public dans une dynamique vertueuse et sécuriser les choix. Alors quels seront les défis majeurs à relever pour les DAF dans les prochains mois ? Voici les 5 meilleures résolutions pour les DAF du service public en 2023 !

1- Œuvrer en faveur d’une politique d’achats responsables

En tant qu’acteur majeur de l’économie nationale, le service public tient un rôle important dans la promotion des achats responsables. Et cela commence par l’application de la démarche en interne !

Les achats responsables consistent principalement à privilégier les produits éco-responsables et/ou fabriqués localement. Cela permet non seulement de soutenir l’économie nationale, mais aussi de réduire les impacts environnementaux négatifs des produits importés. De plus, les biens locaux et/ou éco-responsables sont généralement garants d’une qualité supérieure et d’une plus longue durée de vie, ce qui permet de réduire les coûts à long terme.

La mise en place d’une politique d’achats responsables au sein du service public français est donc un investissement rentable à plusieurs niveaux.

Les achats publics sont souvent effectués dans le cadre de marchés publics, ce qui implique que les décideurs ont un certain pouvoir de négociation vis-à-vis des fournisseurs. Il revient aux décideurs d’imposer leurs critères de sélection. De fait, les achats publics peuvent avoir un impact social et environnemental considérable. C’est notamment mesurable en ce qui concerne les marchés de l’énergie ou de la construction.

En optant pour une politique d’achats responsables, l’organisme public s’assure que ses acquisitions respectent les meilleurs critères économiques, sociaux et environnementaux. Cela permettra non seulement de réduire l’impact négatif des achats publics sur l’environnement et la société, mais aussi d’améliorer la qualité et la durabilité des produits achetés.

Pour aller plus loin sur ce sujet, il est possible d’établir un budget vert. Cette démarche permet d’identifier des actions porteuses de sens et en capacité de préserver durablement nos ressources. Découvrez comment procéder dans le livre blanc L’agent public, acteur de la transition écologique.

2- Sécuriser la mise en place du nouvel infocentre INFINOE

2023 marque aussi une évolution importante pour les établissements publics : dans quelques mois sera mis en fonctionnement INFINOE, le nouvel infocentre financier.

Comment savoir si votre organisme a bien anticipé les évolutions à venir dans les prochaines semaines ? Pour faire le point sur ce sujet, découvrez le livre blanc complet dédié à INFINOE, intégrant la checklist « Avez-vous bien anticipé INFINOE » !

Faisons le point sur les changements à venir.

L’infocentre dédié aux établissements publics en place jusqu’alors présentait des axes d’amélioration. Les informations comptables et budgétaires des organismes étaient remontées mensuellement à différents niveaux, notamment auprès du ministère des Finances, pour consolidation. A partir de ces données, différents types d’états de gestion sont produits. Ce système souffrait d’un manque de réactivité et de précision : les données transmises mensuellement par l’agent comptable de l’organisme n’étaient pas détaillées (datas déjà agrégées telles que la balance comptable, etc.).

Les changements à venir dans les prochains mois

Le projet INFINOÉ né à la fin de l’année 2020 vise à disposer de données budgétaires et comptables plus précises, mises à jour quotidiennement. Ainsi, les parties prenantes vont exploiter les datas en temps réel et de manière beaucoup plus détaillée via une transmission permanente. A terme, INFINOÉ va permettre de produire les états du compte financier et les tableaux de la liasse budgétaire. Les organismes enverront leurs données brutes et l’infocentre générera les états.

Ls changements à Deux grands changements majeurs interviendront avec INFINOÉ. D’une part, l’automatisation des flux de données comptables et budgétaires. D’autre part, la communication entre les logiciels budgétaires et comptables des organismes publics et INFINOÉ grâce à un système d’API (technologie web services).

Deux bénéfices majeurs sont attendus au travers d’INFINOE :

  • Des données plus sécurisées et accessibles,
  • Une productivité accrue : possibilité de consulter et d’importer les états budgétaires comptables et financiers de manière beaucoup plus simple ; informations homogènes et partagées.

3- Optimiser les processus administratifs

Face à contexte difficile…

Les services publics français ont connu une période de turbulences ces dernières années, avec l’obligation de réaliser des économies budgétaires conséquentes, s’accompagnant parfois de suppressions d’emplois. Pour ne pas dégrader la qualité de services offerte aux citoyens, les Services Financiers jouent un rôle central !

En effet, la Direction des finances (DAF) est chargée de veiller à ce que l’argent public soit dépensé de manière efficiente et efficace. De plus, elle s’assure que les recettes publiques sont correctement gérées au quotidien et que les dépenses respectent les contraintes budgétaires.

Ici, la mise en place d’un nouveau modèle organisationnel, centré sur le DAF, prend tout son sens. Ce dernier aura pour mission de simplifier les structures administratives, ce qui conduira à une réduction des coûts.

Comment rationaliser et améliorer les processus administratifs ? Deux leviers sont à travailler : la mise en place de procédures plus efficaces et l’adoption d’outils pertinents.

… Les procédures qualité doivent se focaliser davantage sur les processus métier.

Première étape, s’assurer que les workflows financiers soient bien formalisés : clôture comptable, reportings, suivi budgétaire, édition des tableaux de bord… Ces derniers vont au-delà de la fonction finance. Ils donnent l’occasion de définir des engagements réciproques avec les opérationnels.

En tant que pilote des workflows financiers, le DAF donne du sens à l’action de chacune des parties prenantes. C’est à lui de mettre en valeur leur contribution, de veiller au respect des contraintes… Mais également de solliciter des pistes d’amélioration ! Les bonnes idées peuvent venir de chacun.

Concernant les outils, le DAF a tout intérêt à collaborer étroitement avec le DSI. Il est en effet indispensable de revoir les systèmes informatiques existants afin d’améliorer l’efficacité des services publics. L’objectif vise à délivrer un meilleur service aux citoyens ou usagers, avec des délais plus courts et une qualité garantie.

Ainsi, un audit du SI et surtout des logiciels financiers en place doit être initié. Est-ce que les outils existants facilitent le travail collaboratif ? Sont-ils évolutifs ? Sont-ils faciles à prendre en main ? Un logiciel financier doit être nativement pensé pour une collectivité ou un établissement public. Les outils sont-ils disponibles en Cloud ? Au-delà des garanties apportées en termes de cybersécurité, le choix du SaaS s’impose dans le service public. A la clé, des gains en performance et en fiabilité.

En effet, le DAF devra veiller à ce que les procédures et les activités soient conformes aux normes et réglementations en vigueur.

4- Automatiser & fiabiliser les opérations financières grâce aux RPA

Ici, il est question de RPA (robotic automatic process). Cette technologie utilise des logiques métiers et des intrants structurés, visant à automatiser les processus métier. Grâce aux outils de RPA, un organisme public peut configurer un logiciel pour capturer et interpréter des applications afin de :

  • traiter ou gérer des données,
  • émettre des réponses et communiquer avec d’autres systèmes numériques,
  • opérer des transactions.

Le nombre de scénarios de RPA est infini. Cela va de la simple création d’une réponse automatique à un email jusqu’au déploiement de milliers de robots programmés pour automatiser des tâches dans un système ERP !

Les responsables métiers des services financiers du privé ont été les premiers à adopter les RPA. Bonne nouvelle, l’automatisation des processus financiers dans le service public présente les mêmes avantages. Tout d’abord, cela permet de réduire les erreurs et les oublis. En outre, l’automatisation des processus financiers peut aider à gérer plus efficacement les paiements et les factures. Enfin, l’automatisation des processus financiers peut améliorer la communication entre le service public et les citoyens.

RPA : comment se lancer ?

L’automatisation des processus financiers s’opère via l’utilisation de logiciels spécialisés. Ceux-ci assurent le traitement automatique de tâches financières fastidieuses et répétitives. Par exemple, l’affectation d’un délai à chaque tâche contribue à réduire le délai global du processus. Elle facilite la réactivité des opérationnels par une mise à disposition plus rapide de l’information.

De fait, l’automatisation des processus financiers est source d’économies ! Elle libère du temps aux acteurs financiers pour des tâches d’analyse, plus intéressantes et à plus forte valeur ajoutée.

Illustration : la mise en place d’un logiciel de prévisions de trésorerie groupe permet d’automatiser cette activité dans le cadre de la centralisation de trésorerie. Auparavant, les prévisions de trésorerie de chaque entité étaient transmises sur fichier tableur au directeur financier groupe. La consolidation manuelle constituait pour ce dernier une activité longue et fastidieuse, en outre source d’erreurs. L’automatisation facilite les analyses en rendant plus homogènes les données des différentes entités. Elle facilite la réactivité du directeur financier sur les décisions de financement en lui procurant l’information plus rapidement.

RPA rime donc avec accroissement de la productivité, réduction des coûts et amélioration de la qualité des données. Un trio gagnant pour 2023 !

5- Anticiper les obligations de demain : impulser le calcul du bilan Carbone

Les DAF, moteurs de la politique RSE au sein du service public !

En 2023, les DAF se positionnent en tant que moteur de la RSE (responsabilité sociétale des entreprises / organisations) au sein du service public. En effet, ils disposent d’informations et de leviers d’action clés pour que l’organisme public contribue de manière concrète aux enjeux du développement durable.

Quelques chiffres clés. Pour les Français, les collectivités locales se placent au premier rang des organisations les plus à même d’agir pour l’environnement, devant l’Etat, les entreprises, les associations…[1] 70 % des citoyens font confiance à leur commune pour agir en faveur de la protection de la planète[2].

En qualité de gardien du temple budgétaire, le DAF dispose de toutes les données nécessaires pour établir un état des lieux chiffré et dessiner une trajectoire plus responsable.

Bilan Carbone : on ne peut améliorer que ce que l’on sait mesurer

Aujourd’hui, la réalisation d’un bilan carbone est obligatoire pour certaines organisations françaises. Dans les faits, une minorité d’entreprises s’intéresse aujourd’hui sérieusement à son impact carbone et seule une poignée d’organisations publiques travaille sur le sujet.

Pourtant, établir le bilan carbone de son organisation publique, c’est l’un des piliers d’une politique RSE ambitieuse et réaliste. Ici, il ne s’agit pas uniquement de préserver l’environnement ou de répondre aux questions réglementaires, mais d’évaluer plusieurs éléments clés en vue de :

  • Adapter son offre aux besoins évolutifs des citoyens et des usagers,
  • Transformer le collectivité ou l’établissement face aux nouveaux enjeux économiques et sociaux,
  • Innover et enclencher une politique de décarbonation.

En disposant d’une photographie précise des émissions carbone liées à l’activité de son organisation, l’agent public identifie les axes d’amélioration et les leviers qui doivent concentrer son attention.

Et devinez qui possède toutes les données permettant de calculer son Bilan Carbone ? Les Directions Financières participent très activement à l’extraction des informations requises pour la certification Carbone.

Une bonne résolution 2023 porteuse de sens et tournée vers l’avenir : soyez précurseur !

Pour aller plus loin sur ce sujet, découvrez un exemple de Bilan Carbone et bien plus encore au sein d’une nouvelle brochure : Environnement, Bilan Carbone, Sobriété & inclusion numériques…

[1] Les Français et l’environnement, Ifop (2020) Le numérique et la Transition Ecologique –

[2] Développement du numérique et enjeux environnementaux, Harris Interactive/SQLI (2021)

Le Cloud présente des atouts certains et un niveau de sécurisation nettement supérieur à l’hébergement des données sur un serveur interne. Les risques d’interruption de service sont pourtant réels, les services publics ne sont pas à l’abri d’une panne matérielle, d’une cyberattaque… Quels dispositifs peuvent être mis en place pour toujours mieux protéger ses données informatiques ? Du bouclier anticryptage de données au plan de reprise d’activité, découvrez les solutions les mieux adaptées aux besoins de votre organisation publique !

Les risques menaçant les données informatiques

Les données numériques sont vulnérables. Des attaques de logiciels malveillants, des erreurs humaines ou des pannes de matériel peuvent remettre en cause leur intégrité. Les organismes publics traitent des données très sensibles : un sinistre peut entraîner des pertes financières (demande de rançon, par exemple, pour restaurer l’accès), la fuite d’informations confidentielles ou la corruption des données. Protéger les données publiques hébergées en Cloud est impératif !

Les erreurs humaines sont également susceptibles d’entraîner de lourdes conséquences. Des fautes comme la suppression par erreur de fichiers, la saisie incorrecte d’informations ou l’utilisation non autorisée de vos systèmes peuvent avoir un impact fort sur l’intégrité des données. La CAF de Gironde a ainsi mis en ligne les données personnelles de 10 204 de ses allocataires, suite à une erreur humaine[1]. La mise en place de procédures et de contrôles stricts pour limiter ces risques n’est plus une option.

Enfin, les évolutions réglementaires et les nouvelles technologies peuvent affecter la capacité des DSI du service public à gérer les données informatiques. Pour se tenir à jour de ces changements, il est parfois nécessaire d’actualiser le système informatique ou de miser sur de nouvelles solutions technologiques.

Ainsi, pour protéger ses données, il est nécessaire de mettre en place un dispositif dédié : selon les garanties souhaitées, un bouclier anticryptage de données ou un plan de reprise d’activité (PRA) constituent les meilleures solutions.

Premier niveau de sécurisation : le bouclier anticryptage de données

Face à la menace des cyberattaques et intrusions visant les données hébergées en Cloud, un premier niveau de protection peut être adopté grâce à un bouclier anticryptage des données. En nivembre 2022, la mairie de Brunoy dans l’Essonne a dû faire face à la paralysie complète de son réseau informatique suite à un acte de cybermalveillance[2]. Pour les collectivités et établissements publics ayant opté pour un hébergement de leurs données en Cloud, ce dispositif garantit un niveau de protection encore supérieur.

Le bouclier anticryptage assure une sauvegarde améliorée des données via plusieurs dispositifs. La protection des informations est renforcée de manière concrète et pérenne. Les garanties offertes par les différents acteurs du marché sont hétérogènes, il convient de bien étudier les offres pour opérer un choix avisé.

Par exemple, le bouclier anticryptage des données d’Eksaé offre :

  • Une multiplication des sauvegardes de données : quotidiennes durant 1 mois puis 1 fois par mois durant 1 trimestre.
  • Un cloisonnement du système d’informations : redondance opérée chez un fournisseur distant du site principal ; site nominal et site de secours distants ; transfert des données opéré en fin de journée, uniquement en delta.

Opter pour ce dispositif, c’est protéger les données publiques hébergées en cloud face aux virus, logiciels espions, logiciels malveillants… En cas de panne ou de problème technique, le système informatique est sécurisé. Le risque de perte des données importantes ou confidentielles est minimisé.

Second niveau de sécurisation : l’importance du plan de reprise d’activité des données informatiques

Certaines organisations publiques souhaitent s’équiper avec un dispositif de sécurisation optimal de leurs données. Il est nécessaire de mesurer les besoins informatiques en termes de disponibilité, d’intégrité et de confidentialité des données.

Une politique de gestion des risques maîtrisée peut éviter des dommages irréversibles ou une perte liés à un sinistre. Au-delà du bouclier anticryptage, il est possible d’aller encore plus loin pour un niveau de protection inégalé.

Aujourd’hui, c’est le plan de reprise d’activité (PRA) qui offre les meilleures garanties en termes de gestion du risque. Les dommages potentiels sont réduits grâce à l’anticipation de la sauvegarde des données et leur restauration, en cas de besoin.

Un plan de reprise d’activité présente un autre avantage majeur. Il permet de déterminer les données les plus stratégiques pour l’organisation et ainsi garantir que ces informations critiques soient restaurées en premier.

En outre, il peut aider à identifier les systèmes nécessitant une sauvegarde plus fréquente et définir les procédures devant être mises en œuvre pour assurer la continuité des opérations.

Protéger les données publiques hébergées en Cloud : le PRA

Un PRA (plan de reprise d’activité) minimise les risques liés à la perte de données en cas de sinistre. Il s’agit d’un plan définissant les mesures à prendre pour assurer la continuité des activités de l’organisation en cas de panne des systèmes informatiques. Le PRA doit inclure :

  • une stratégie de sauvegarde et de restauration des données,
  • un plan d’actions, en cas d’incident.

Les étapes clés de la mise en place d’un PRA comprennent :

  1. L’évaluation des risques : quelles sont les menaces potentielles et leurs conséquences pour la collectivité ou l’établissement public ?
  2. La sauvegarde des données : création de procédures de sauvegardes régulières pour protéger vos données contre la perte ou l’altération.
  3. 3. La stratégie de reprise : explications détaillées des actions à prendre en cas de sinistre, ainsi que les procédures à suivre pour restaurer un système informatique endommagé.
  4. La planification et les tests : il est nécessaire de tester régulièrement le PRA afin de s’assurer qu’il fonctionne correctement avant une urgence réelle.
  5. La formation des agents : les collaborateurs doivent être sensibilisés et monter en compétences concernant l’utilisation des technologies et les bonnes pratiques de sécurité numérique.

Ce processus est particulièrement fastidieux et complexe à mettre en place. Heureusement, certains éditeurs de logiciels en Cloud à l’instar d’Eksaé proposent des solutions clé en main à leurs clients !

Vous souhaitez mettre un place un bouclier anticryptage ou un plan de reprise d’activité (PRA) pour sécuriser au mieux vos données informatiques ? Echangez avec nos experts autour de votre projet !

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[1] https://siecledigital.fr/2023/01/05/10-000-allocataires-de-la-caf-voient-leurs-donnees-etre-publiees-en-ligne/

[2] https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/video-cyberattaques-les-collectivites-locales-de-plus-en-plus-visees-par-des-demandes-de-rancons-2238175.html

Le 20 décembre est célébrée la Journée internationale de la solidarité humaine. Citoyens, entreprises comme agents publics peuvent se mobiliser au quotidien en vue de mener des actions solidaires. Vous évoluez dans un organisme public et vous ne savez pas par où commencer ? Il existe de nombreuses façons pour les collectivités et établissements publics de s’engager dans la solidarité. Voici 5 idées pour vous inspirer et passer à l’action !

1e idée : un projet de développement communautaire

Les organismes publics jouent un rôle important dans le développement communautaire. Ils peuvent soutenir les initiatives locales et aider à mettre en place des projets visant à améliorer la qualité de vie des citoyens. Voici quelques idées d’actions solidaires pouvant être entreprises par des collectivités ou des établissements publics :

  • Mener des campagnes de sensibilisation : déployer des actions de communication pour sensibiliser les citoyens aux problèmes sociaux et leur montrer comment ils peuvent contribuer à y remédier. L’aspect pédagogique est à privilégier.
  • Organiser des événements communautaires : favoriser l’engagement des citoyens au développement de relations de proximité en organisant des événements tels que des forums, des ateliers ou des conférences sur ce thème.
  • Encourager de nouvelles initiatives territoriales : aider des associations ou autres structures à mettre en place des projets de développement communautaire en leur fournissant des financements, du matériel ou du personnel.

1/ La ville de Bièvre a mis en place “le défi zéro déchet” afin de réduire la production des déchets. Des ateliers et animations sont organisés. Les participants apprennent notamment à faire du compost, à fabriquer des produits de beauté et ménagers, visitez des centres de tri, des centres de recyclage et plus encore.

2/ La vallée de la Sarthe a organisé un forum citoyen dans la ville de Loué. Cet événement a mis en avant les enjeux relatifs à l’alimentation locale. Trois ateliers participatifs ont pris place :  comment améliorer l’organisation logistique des circuits courts ; comment réduire le gaspillage alimentaire sur tous les maillons du système alimentaire ; que produire demain sur le Pays Vallée de la Sarthe et comment. Ces temps d’échanges ont été animés par des producteurs locaux, des représentants d’associations, des restaurateurs, des citoyens…

3/ Le mouvement “Bouge ton Coq !” est un guichet unique ayant pour but d’identifier des solutions citoyennes facilitant la mise en place de services dans les villages français. Le département Haute-Saône et Bouge ton Coq se sont alliés pour contribuer à la création de 5 épiceries participatives. Une aide de 2 000 € a été versée pour la création de ces épiceries. Cette alternative favorise la connectivité sociale, l’alimentation saine et le développement de l’économie locale.

2e idée : l’aménagement d’espaces favorisant l’inclusion sociale

Il est important pour les organismes publics de mettre en place des mesures facilitant l’inclusion sociale. Voici des bonnes pratiques à adopter pour impulser cette démarche :

  1. Créer des espaces communs où les gens peuvent se rencontrer et échanger.
  2. Organiser des activités partagées permettant aux différents groupes de se mélanger.
  3. Sensibiliser les agents aux questions d’inclusion sociale et à la diversité.
  4. Promouvoir la mixité sociale dans les différents services publics proposés.
  5. Faciliter l’accès à l’information pour tous, notamment en mettant en place des outils numériques accessibles et de potentielles formations.

Tous les projets visant à combattre l’exclusion sociale gagnent à être connus et promus par les agents du service public.

3e idée : l’organisation d’un évènement récréatif solidaire pour les agents

Les organismes publics ont souvent à gérer de nombreuses responsabilités et peuvent parfois avoir du mal à prendre soin d’eux-mêmes. C’est pourquoi il est important qu’ils prennent le temps de réunir leurs agents au moins une fois par an autour d’un évènement récréatif. L’objectif consiste à se retrouver dans une ambiance détendue et de partager un moment privilégié, porteur de sens. Pourquoi ne pas organiser cet évènement sous le signe de la solidarité ?

Une journée de bénévolat peut être organisée dans un centre d’accueil pour personnes âgées ou handicapées. Les agents des organismes publics peuvent aider à servir le repas, à faire des activités manuelles avec les résidents ou simplement discuter avec eux. Cette journée permettra aux actifs de mieux comprendre les difficultés rencontrées par ces personnes et de se sentir utiles, tout en maintenant l’humain au cœur de leurs priorités.

Vos agents ont le goût de l’effort ? Organisez un challenge ou une journée sportive « solidaire » avec des activités adaptées à tous les niveaux ! Les fonds récoltés lors de cet évènement pourront être reversés à une association caritative… ou à un projet solidaire soutenu par l’organisme public.

Le bénévolat est une belle chose, mais il faut parfois disposer de compétences ou de connaissances spécifiques. Il est intéressant de sonder les agents en interne pour identifier le potentiel pouvant être mis à disposition du projet solidaire ! Lorsqu’il s’agit de compétences appliquées au travail (informatique, gestion financière, etc.), un SIRH nouvelle génération peut aider dans cette démarche. En effet, la cartographie des compétences d’une organisation est à la fois utile et précieuse !

4e idée : le chantier volontaire

Le chantier volontaire consiste à mobiliser des agents bénévoles pour œuvrer à un projet de rénovation ou de construction. Ici, l’organisme public a tout intérêt à collaborer avec une association, la gestion autonome d’un tel projet appelant une très forte mobilisation.

Première étape, définir le budget. Une campagne de financement en ligne peut aider à collecter des fonds. Ces derniers financeront plusieurs actions : création d’une page Web ou d’un blog dédié, partage sur les réseaux sociaux, organisation d’événements pour sensibiliser le public à la cause et collecter des fonds….

Aussi, avant de commencer votre chantier volontaire, il est important de bien préparer le terrain. Assurez-vous d’avoir toutes les autorisations nécessaires et prenez le temps de bien connaître les lieux. Cela vous permettra d’être plus efficace une fois sur place.

Pour que le projet de rénovation ou construction soit un succès, il est important d’impliquer les bénévoles dans la préparation et l’organisation du chantier. Ils se sentiront ainsi plus investis et seront plus motivés à donner de leur temps et de leur énergie.

Pour que tout se passe au mieux, organisez vos bénévoles en petites équipes afin qu’ ils puissent se concentrer sur une tâche précise. Cela permettra également de mieux gérer les différentes tâches à accomplir.

A noter, le travail est important, mais il ne faut pas oublier de prendre le temps de se détendre et de profiter du chantier volontaire. Prévoyez des moments conviviaux (le repas est idéal !) afin que les bénévoles puissent se reposer et échanger entre eux.

Enfin, n’oubliez pas de remercier les participants pour leur temps et leur énergie. Cela les encouragera à réitérer l’expérience et à faire la promotion du concept autour d’eux.

5e idée : pour aller plus loin, la création de A à Z d’un nouveau projet humanitaire

Les organismes publics jouent un rôle prépondérant dans la promotion de l’engagement civique et la solidarité. Les agents disposent d’une légitimité avérée pour mettre en lumière un projet visant à apporter du soutien à une population touchée par une crise humanitaire, une catastrophe naturelle, un conflit armé… Pourquoi ne pas créer un nouveau projet solidaire ?

Ainsi, une organisation peut organiser des collectes de fonds ou des campagnes de dons (financiers ou alimentaires) pour soutenir une population ciblée. Les écoles publiques peuvent relayer ce projet via les élèves en vue de générer une plus forte mobilisation, par exemple.

Autre action possible, la mise en place de programmes d’aide alimentaire et/ou de distribution de vêtements et de matériel scolaire ou médical destinés aux personnes défavorisées. Ainsi, la ville de Grenoble a développé un réseau de paniers solidaires. Des bornes de collecte peuvent être installées dans la ville, dans une salle des fêtes, etc.

Les actions solidaires peuvent également prendre la forme de dispositifs de formation gratuits sur divers sujets : citoyenneté, culture, éducation, santé, etc. Cette action a l’avantage d’encourager l’engagement citoyen et la solidarité entre les citoyens.

Projet solidaire : lancez-vous !

Avec ces 5 idées de projets solidaires, vous disposez de multiples pistes pour initier des démarches vertueuses. Bien entendu, il existe de très nombreux autres concepts.

Le choix de la cause à défendre orientera le type d’actions à mener. Insertion professionnelle des personnes en situation précaire, lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, soutien aux associations œuvrant pour une cause humanitaire… Autant d’actions qui font sens et s’inscrivent pleinement dans la vocation du service public. Aussi, en communiquant sur vos actions solidaires (via vos réseaux sociaux, votre newsletter ou autres journaux municipaux), vous valoriser les valeurs qui animent votre organisation, attirez de nouveaux talents et inspirez à d’autres des initiatives positives. Il s’agit d’un cercle vertueux à l’effet d’entraînement puissant.

Chaque initiative, aussi petite soit-elle, a de la valeur. Par exemple, la mise en place un système de covoiturage entre les agents d’un ou plusieurs organismes publics. Cela permettra de diminuer les émissions de CO2, de réduire les frais de transport et de favoriser les interactions entre collègues. L’agent devient alors acteur de la transition écologique !

Le contenu de Loi des finances 2023 a été dévoilé. Dans un contexte de hausse des prix, quelles sont les retombées à prévoir pour les collectivités et établissements publics ? Quelles sont les grandes orientations budgétaires à venir ? Pourquoi certains experts s’inquiètent de la difficile conciliation entre réduction des dépenses et maintien de la qualité de services ? Pour tout comprendre sur les évolutions qui s’annoncent dès janvier 2023, parcourez ce décryptage synthétique !

Qu’est-ce que la loi des finances 2023 ?

La loi des finances 2023 a été adoptée par le Parlement en octobre dernier et entrera en vigueur au 1er janvier 2023. Cette loi a pour objectif de fixer les grandes orientations budgétaires pour les années à venir et sera applicable aux collectivités et aux établissements publics.

La loi des finances 2023 prévoit notamment une maîtrise souhaitée des dépenses publiques, en parallèle de la réduction de plusieurs sources de revenus (impôts des entreprises, taxe d’habitation, etc.)… Un casse-tête ?

Comment la loi des finances 2023 va impacter les collectivités et les établissements publics

La loi des finances 2023 prévoit un certain nombre de mesures qui vont orienter la gestion financière des collectivités et des établissements publics. En voici quelques-unes :

  • La suppression de la taxe d’habitation pour les ménages modestes ;
  • La baisse de la TVA sur les restaurations scolaires ;
  • Le gel du montant des dotations aux collectivités territoriales ;
  • La création d’un fonds spécial pour aider les territoires à lutter contre la délinquance et la criminalité ;
  • L’augmentation du plafond de la dette publique pour les collectivités territoriales.

Ainsi, ces mesures auront un impact direct sur les budgets des collectivités et établissements publics, qui devront ajuster leurs dépenses en conséquence.

Le Premier ministre Jean Castex alors en fonction avait annoncé que la loi des finances pour 2023 serait orientée vers la relance de l’économie et la lutte contre les inégalités. Plusieurs mesures ont été annoncées dans ce sens, notamment :

  • La création d’un fonds de soutien aux collectivités territoriales et aux établissements publics pour le financement des investissements en faveur de la transition écologique ;
  • La mise en place d’une nouvelle taxe sur les produits du tabac ;
  • L’augmentation de la taxe intérieure de consommation sur les carburants ;
  • La création d’une taxe sur les transactions financières ;
  • L’augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG) sur certains revenus du capital.

Quelles sont les principales mesures de soutien aux organismes publics ?

La loi des finances 2023 prévoit plusieurs mesures visant à soutenir les collectivités et établissements publics. Parmi celles-ci, on peut citer la création d’un nouveau fonds de solidarité pour les territoires touchés par la crise, la revalorisation des dotations aux collectivités et établissements publics, ainsi que le soutien à la transformation numérique des territoires.

A noter, un fonds vert d’1,5 milliards d’euros visant à accélérer la transition écologique dans les territoires été débloqué. 3 leviers d’action sont ainsi priorisés :

  • la rénovation énergétique,
  • le verdissement des transports du quotidien,
  • la stratégie nationale pour la biodiversité.

La loi des finances 2023 prévoit également la création d’un nouvel impôt sur les sociétés destiné à financer les investissements des collectivités et établissements publics.

La loi des finances 2023 : quelques exemples chiffrés

Dans le cadre de la présentation du projet de loi de finances pour 2023, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire avait dévoilé les principales mesures fiscales et financières destinées aux collectivités territoriales et aux établissements publics. Parmi celles-ci, on notait :

  • La création d’un fonds de compensation des pertes de recettes fiscales et du versement transport, qui sera doté de 5 milliards d’euros en 2023.
  • La mise en place d’une nouvelle taxe sur les produits du tabac, qui rapportera 500 millions d’euros par an.
  • L’augmentation du forfait journalier hospitalier à 40 euros en 2025.
  • La mise en place d’un crédit d’impôt pour la rénovation énergétique des bâtiments publics…

Les concours financiers de l’État aux collectivités territoriales passent de 52,32 à 53,45 milliards d’euros (soit +2,15 %).

Source : https://www.vie-publique.fr/loi/286445-projet-de-loi-de-finances-2023-plf-budget-2023

Les conséquences attendues de la loi des finances 2023

Les collectivités et établissements publics vont être particulièrement impactés par plusieurs mesures. Voici quelques explications concernant les changements qui vont s’opérer dans les prochains mois.

  • La suppression de la taxe d’habitation : les communes et intercommunalités doivent se préparer à une perte de revenus substantielle, car cette taxe représente une part importante de leurs recettes.
  • La baisse des dotations aux collectivités : cette mesure aura pour conséquence directe une diminution des investissements et des dépenses publiques.
  • La suppression progressive de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises): celle-ci réduit à nouveau les recettes de TVA allouées à l’État, s’ajoutant à la poursuite du bouclier tarifaire qui annule les recettes de taxe intérieure sur la consommation d’électricité (TICFE). Autant de pertes concrètes de revenus pour les collectivités et établissements publics.

Les mesures fiscales annoncées dans le projet de loi des finances 2023 auront certainement des conséquences sur les dépenses de fonctionnement des collectivités. En effet, ces dernières devront réviser leur politique des dépenses pour s’adapter à la baisse des recettes fiscales.

La maîtrise de la dépense publique est aujourd’hui plus sécurisée et se pilote mieux grâce aux outils financiers nouvelle génération. Ils constituent des aides précieuses parer les 5 erreurs à éviter en préparation budgétaire.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/dossierlegislatif/JORFDOLE000046330272/

Cette année, la Coupe du monde de football prend place au Qatar. La localisation choisie pour cette édition a nourri de vives polémiques. En 1998, c’était au tour de la France d’accueillir la compétition. Quel citoyen a oublié la joie partagée lors de la victoire de son pays hôte ?  Seuls 6 pays sur les 22 ayant organisé le tournoi ont réussi à le remporter sur leur sol. Le service public français avait été fortement mobilisé en 1998 pour l’organisation de la Coupe du monde, avec un impact financier conséquent. Revue  détaillée de l’impact budgétaire pour un pays hôte… et de ce qui pourrait se profiler à nouveau pour la France un jour prochain ????

Le fort potentiel financier de la Coupe du monde pour le service public

L’impact financier de la Coupe du Monde de football est immense. En termes simples, cela représente une injection de revenus massifs dans l’économie d’un pays hôte. Les services publics en bénéficient directement, car ils sont chargés de gérer les attentes des millions de visiteurs qui affluent pendant la compétition.

Dans le cas de la France, on estime que la Coupe du Monde de 1998 a généré plus de 13 milliards d’euros pour l’économie française. Cet argent correspond principalement aux dépenses des touristes et des investissements réalisés par les entreprises pour profiter du boom économique lié à l’événement.

Les services publics ont donc bénéficié indirectement de ces injections financières, grâce aux taxes et impôts que les entreprises et les particuliers ont payé  : TVA liée à la consommation générée par le tournoi, recettes publicitaires en hausse sur les chaînes diffusant des matchs… Parmi les secteurs qui ont le plus profité du bon fonctionnement des services publics durant la Coupe du Monde, on peut citer les transports, l’hôtellerie et la restauration.

Les coûts associés à la Coupe du monde pour le service public

La Coupe du monde est un événement qui a lieu tous les quatre ans et attire des millions de spectateurs du monde entier. A chaque édition, les services publics du pays hôte sont responsables de l’organisation et de la gestion de l’événement. Les coûts associés à cette mobilisation sont estimés à plusieurs milliards d’euros, ce qui représente une augmentation considérable des dépenses publiques. En 2006, l’Allemagne avait ainsi enregistré 3.7 milliards de dépenses contre 2.9 milliards de recettes[1]

Par le passé, de nombreuses organisations publiques ont déjà exprimé leur inquiétude quant aux coûts associés à la coupe du monde. Tout d’abord, il y a les coûts de construction et de rénovation des stades et des infrastructures nécessaires pour accueillir le tournoi. Ensuite, il y a les coûts de sécurité et d’ordonnancement publics qui sont importants pendant une manifestation de cette envergure. En outre, il y a les coûts liés à la gestion des déchets et à la protection de l’environnement durant le tournoi.

L’ensemble de ces projets est associé à des deadlines, ce qui relève parfois du casse-tête lorsqu’une aide financière supplémentaire ne peut être accordée.

Dans le cadre de la Coupe du monde 2018, la Russie a dépensé environ 14 milliards de dollars pour construire ou rénover neuf stades, ainsi que d’autres infrastructures nécessaires. Cela représente une augmentation significative des dépenses publiques et peut avoir un impact sur les finances publiques à long terme. De plus, la coupe du monde est souvent accompagnée d’un pic de la demande en matière de services publics, comme l’éclairage public, la sécurité et les transports. Cela peut entraîner des dépenses supplémentaires pour les services publics, ce qui peut être difficile à gérer avec un budget déjà serré.

Quels conseils donner aux pays organisateurs de la Coupe du monde ?

Il y a quelques bonnes pratiques que les pays organisateurs peuvent suivre pour s’assurer que les conséquences financières de la Coupe du Monde de football ne mettent pas en difficultés financières leurs services publics. Tout d’abord, il est important de garder à l’esprit que cet événement s’inscrit dans une courte période de temps et que les dépenses doivent être opérées en conséquence. Dans un second temps, il est indispensable de s’assurer que toutes les dépenses liées à l’organisation de la Coupe du Monde sont correctement documentées et justifiées. Enfin, il est important de surveiller l’évolution des dépenses afin de s’assurer qu’elles n’alimentent pas de dépassements budgétaires incontrôlables. Les outils financiers des collectivités et des établissements publics doivent être en mesure de garantir un suivi budgétaire fiable et précis.

Lorsqu’un pays est sélectionné pour organiser la Coupe du Monde de football, il doit se préparer à des investissements de taille. Les services publics seront mis à l’épreuve pendant cet événement majeur et il est important de les préparer en conséquence. Voici quelques conseils pour les pays organisateurs :

  • Prévoir un budget suffisant pour tous les aspects de l’organisation, de la construction des stades à l’accueil des visiteurs.
  • S’assurer que les services publics, notamment les transports et l’hébergement, seront en mesure de répondre aux besoins accrus pendant la durée de l’événement.
  • Mettre en place une communication efficace afin que tous les acteurs impliqués dans l’organisation partagent une vision commune des projets.
  • Anticiper les imprévus et des solutions de rechange au cas où certains aspects de l’organisation ne se dérouleraient pas comme espéré.

Pour aller plus loin, les pays ayant accueilli la compétition par le passé ont partagé les bonnes recettes suivantes, à appliquer sans modération !

  • Veiller à ce que les coûts associés à la Coupe du Monde soient en accord avec les capacités financières du pays. Les dépenses doivent être justifiées et équilibrées afin d’éviter une dette publique incontrôlée.
  • Prévoir un plan d’action structuré pour réduire les dépenses inutiles et gérer efficacement les finances publiques. Les outils de simulation budgétaire constituent des aides précieuses pour mener à bien cette démarche.
  • Mobiliser les ressources nécessaires (humaines et matérielles) sans excès pour la mise en place d’infrastructures adéquates : accueil qualitatif des touristes, bonne organisation des événements sportifs.
  • Sensibiliser le public à l’importance de l’intérêt national, du bien-être collectif et autres valeurs inhérentes au sport, en mettant l’accent sur le respect de l’environnement et la solidarité entre les citoyens.

Conclusion

L’organisation d’un événement comme la Coupe du Monde a un impact financier majeur sur le service public. En effet, la sécurité, la logistique et l’accueil des touristes représentent des coûts considérables pour les municipalités. De plus, il est nécessaire de prévoir des investissements suffisants en matière d’infrastructure (stades, hôtels, transport) pour pouvoir (bien) accueillir le grand nombre de visiteurs attendus.

Au-delà de ces coûts colossaux, il est important de souligner que la Coupe du Monde est une excellente opportunité pour les villes hôtes de se faire connaître à l’échelle internationale et de générer des retombées économiques considérables.

 

[1] Source : https://eksae.fr/wp-content/uploads/2022/12/Livret-Service-PRA-Eksae-2022.pdf

Face à la pénurie des talents et à la vague annoncée de départs en retraite, le recrutement dans le service public de nouveaux agents est devenu un enjeu prioritaire pour les Services RH des organisations publiques. Pour attirer des collaborateurs, les collectivités & établissements publics peuvent adopter différentes stratégies. Dont la démarche Marie Kondo ! Quel rapport entre une méthode de rangement et le recrutement au sein de la fonction publique ? Si on y regarde à deux fois, le processus crée par la japonaise Marie Kondo présente de vraies bonnes idées. Ces concepts peuvent même s’appliquer au processus d’embauche des agents publics ! On vous explique tout ça.

Rappel : ce qu’est la méthode Kondo

Marie Kondo est une Japonaise de 34 ans. Elle a créé la méthode KonMari, conduisant Forbes à la désigner comme l’une des femmes les plus influentes du monde ! Peut-être appliquez-vous déjà son célèbre mantra : « la vie commence après avoir fait du tri ».

Si ce n’est pas encore le cas, voici les principes fondateurs de la méthode de rangement KonMari :

1 – La décision

Décider de prendre en main le réagencement, la mise au propre et le rangement intégral de son chez soi, c’est s’engager envers soi-même. Il s’agit d’aller au bout de cette démarche. La clé du succès repose sur le fait d’accepter qu’un délai incompressible est incontournable pour mener cette tâche à bien. Marie Kondo annonce que 7 jours, au minimum, sont nécessaires pour opérer la réorganisation souhaitée.

Rien ne sert de vouloir se précipiter : l’objectif est le « mieux », pas le « au plus vite ».

2 – Le tri

Le tri réserve parfois des surprises aux adeptes de la méthode KonMari. Deux actions sont à mener : il s’agit à la fois libérer de l’espace physique, mais également d’alléger son esprit. Pour conduire cette mission avec succès, pas question de se concentrer sur une pièce après l’autre. Il faut orienter le tri par catégorie :

  • Les vêtements,
  • Les livres,
  • Les papiers,
  • Les objets divers,
  • Les souvenirs.

Les éléments de chaque catégorie doivent être regroupés. Puis commence l’étape d’élimination potentielle des pièces de chaque catégorie : don, mise au rebut, recyclage…   Mais comment opérer son choix ? Marie Kondo délivre le conseil suivant. Le doute peut être levé en prenant l’objet dans ses mains : un sentiment « d’étincelle de joie » vous anime ? On garde ! Sinon, on évacue !

3 – Le rangement

La dernière étape de la méthode de rangement s’annonce enfin : le rangement. Pour comprendre la démarche Konmari, il faut avoir en tête le principe de la vision : tout ce qui est rangé doit pouvoir être vu, sans rien avoir à déplacer. Facile ? Pensez à votre cuisine, votre bibliothèque, ou encore votre dressing, est-ce si évident ?

En résumé, avec Marie Kondo : « Plus, c’est moins ».  Allons voir ce que ça donne du côté du recrutement dans le service public !

KonMari pour améliorer l’efficience du service public ?

Le capital humain représente la plus grande des richesses du service public. Les agents évoluant dans les différentes organisations (collectivités territoriales, établissements publics…) prennent l’engagement de servir les citoyens au travers de leur fonction. C’est grâce à la synergie de leurs compétences que la qualité de service est au rendez-vous.

Partons du principe qu’il est difficile d’évaluer le nombre d’agents qu’il faut recruter pour optimiser l’organisation d’une collectivité ou d’un établissement public. Il s’agirait dans un premier temps d’identifier si les meilleurs talents occupent la fonction la plus appropriée. Les managers en place disposent-ils d’une équipe sur ou sous dimensionnée ? De nombreuses interrogations peuvent submerger les Services RH et l’équipe dirigeante.

Pour répondre à ces questions, la méthode Konmari peut se révéler véritablement pertinente ????

Faire une liste et partir à la chasse

C’est décidé (étape n°1, vous vous rappelez ?), vous avez choisi d’inscrire votre organisme public dans une démarche d’amélioration continue, d’optimisation des ressources. C’est parti !

Etablissez une liste des meilleurs talents au sein de votre organisation. Notez si ces agents occupent ou non un poste de responsable d’équipe, ainsi que leur périmètre de travail. Un outil dédié à la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) se révèle précieux pour mener à bien cette mission. Si votre SIRH dédié au service public en est équipé, c’est le moment d’exploiter cette mine d’informations !

Il s’agit dans un second temps de vérifier que les agents se concentrent sur la tâche la plus importante pour votre organisation. La charge de travail doit être juste, surtout pas insuffisante. Au contraire, un manque d’enthousiasme à travailler sur ce qui est essentiel doit sonner l’alarme !

L’ensemble des collaborateurs ayant contribué positivement à la réussite des projets constituent des piliers de votre organisation publique. Il est important de les fidéliser. Si les ressources humaines en place sont en sous-effectif, des embauches sont à prévoir.

Passons ainsi au recrutement de nouveaux agents : comment opérer pour faire les meilleurs choix ?

Opérer « le tri » des candidatures et une bonne ventilation des talents : mode d’emploi

Une fois que vous disposez d’une bonne vision des agents composant les différents services, il est temps de passer à la seconde étape de la méthode KonMari : le tri.

Ici, la logique poursuivie est celle de la meilleure allocation possible des compétences, il ne s’agit pas de réduire drastiquement les effectifs ! La création de nouvelles fonctions peut s’avérer nécessaire, ou un besoin de réorganisation interne être identifié. Des compétences manquent et un besoin de recrutement est avéré ? Voici comment procéder.

Que le processus de recrutement soit réalisé par le Service RH ou un cabinet spécialisé, il sera intéressant de mettre en contact les candidats avec vos meilleurs talents déjà en place. De ces échanges peuvent émerger des idées inattendues. En effet, la potentielle recrue peut identifier de véritables leviers d’optimisation et réorienter sa fiche de poste en ce sens. Les attendus initiaux peuvent évoluer : l’agilité est de mise pour un recrutement gagnant-gagnant.

La clé, c’est de ne pas enfermer les candidats dans des cases. Au-delà des profils à haut potentiel intellectuel, les talents de demain peuvent être amenés à occuper des métiers très différents grâce à leur forte capacité d’apprentissage. Pour identifier ces profils clés, le réseau peut être utile. Echangez avec vos pairs et les cabinets de recrutement dans le service public concernant leurs relations affichant les compétences recherchées !

La phase de séduction relève ensuite d’un savant mélange : offre d’emploi attractive, marque employeur dynamique et structurée, possibilités d’évolution à moyen terme…

A noter, cette démarche est ambitieuse, mais les efforts mis en œuvre seront récompensés in fine par une performance dopée de l’organisation. Un fort investissement est nécessaire pour identifier et attirer des talents rares. Il faudra parfois faire preuve de patience : un poste restant vacant à défaut de candidatures pertinentes peut générer des tensions de la part des managers et des agents absorbant le surplus de travail temporaire.

Accepter la remise en cause pour aller de l’avant

En adoptant cette méthode, l’organisation publique peut souffrir d’un ralentissement de sa productivité à court terme. Ce n’est en rien inquiétant ! On dit parfois qu’un excellent candidat coûte cher, mais avez-vous idée des pertes financières engendrées par un agent qui n’est pas à sa place ?

Embaucher rapidement, sans hauteur de vue et projection vers l’avenir, n’est pas une solution pérenne pour le service public.

Prenons un exemple (poussé à l’extrême) pour illustrer cette logique.

Une organisation opère une vague de recrutements rapides afin d’augmenter dans des délais courts sa capacité de travail. La résultante rapide de ce processus, c’est une moindre collaboration entre les équipes. Les missions transversales seront également plus laborieuses à mettre en place. Vos agents ne disposent pas d’une bonne connaissance des nouvelles compétences, des missions peuvent parfois être effectuées en doublon ! La hiérarchie n’est pas toujours bien appréhendée, des tensions peuvent émerger.

Pour aller dans le bon sens, il ne s’agit pas d’avoir plus d’agents ! Il est bien plus pertinent de s’entourer des meilleurs talents au sein de son organisation.

Accepter ce constat conduit à faire des choix plus éclairés en termes de priorisation. La mobilité interne peut se révéler très pertinente. Ainsi, offrir de nouvelles responsabilités à des agents en place est à l’origine d’un cercle vertueux durable : motivation renforcée, efficacité décuplée, etc.

On peut ici faire le parallèle du « rangement » de la méthode KonMari : chaque agent doit trouver sa place pour donner le meilleur de lui-même et s’épanouir.

Où en est votre démarche de recrutement dans le service public ?

Et vous, comment organisez-vous votre politique de recrutement dans le service public ? Les enjeux portés par cette thématique sont devenus une priorité pour les Services RH. En effet, la vague de départs à la retraite des agents qui s’annonce va accélérer les besoins en recrutement de la fonction publique.

Pour séduire la nouvelle génération d’actifs, il est important de bien appréhender leurs attentes et leurs spécificités. On vous aide à décrypter tout cela grâce à un livre blanc précieux :

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Le service public est un secteur central de l’économie française. Les élections professionnelles 2022 dans la fonction publique portent des enjeux majeurs. Ces élections permettent aux représentants des différents corps de la fonction publique de se prononcer sur les politiques publiques et les priorités du Gouvernement : conditions de travail, lignes directrices de gestion…  Comment vont se dérouler les élections professionnelles de décembre 2022 et quels peuvent être l’impact des résultats enregistrés ? Réponses ici !

Qu’est-ce que les élections professionnelles?

Les élections professionnelles 2022 dans la fonction publique correspondent aux élections prenant place tous les quatre ans afin d’en désigner les représentants du personnel. Ces élections sont ouvertes aux fonctionnaires, contractuels et apprentis employés par un organisme public.

Les représentants du personnel élus à l’issue des élections professionnelles siègent dans les instances paritaires et participent ainsi à la définition des politiques publiques.

Ce sont près de 20 000 instances qui seront installées à l’issue du scrutin de décembre 2022 :

  • le Comité social, résultant de la fusion entre l’ancien comité technique et le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ;
  • les Commissions administratives paritaires (CAP) avec un rôle centré sur les décisions individuelles défavorables aux agents ;
  • les Commissions consultatives paritaires (CCP), consultées pour les questions d’ordre individuel concernant les personnels contractuels.

Les mandats seront établis pour une durée de 4 ans.   

Dans le cadre du renouvellement général des instances, les élections concerneront également les représentants des entités suivantes :

– le CSFPE – conseil supérieur de la fonction publique de l’État,

– le CSFPT – conseil supérieur de la fonction publique territoriale,

– le CSFPH – conseil supérieur de la fonction publique hospitalière,

– le CCFP – conseil commun de la fonction publique.

Pourquoi les élections professionnelles sont importantes pour la fonction publique?

Les élections professionnelles au sein de la fonction publique sont essentielles pour plusieurs raisons. Tout d’abord, elles permettent aux fonctionnaires de choisir leurs représentants au sein des différents organes de la fonction publique. Les sièges sont répartis entre les organisations syndicales, proportionnellement au nombre de voix obtenues par chacune d’elle lors des élections aux comités sociaux.

Ensuite, elles leur confèrent la possibilité de contribuer directement à la gestion de la fonction publique et à l’élaboration des politiques publiques. En participant aux élections professionnelles, l’agent s’assure que la représentativité syndicale souhaitée est entendue.

Enfin, elles concourent à renforcer la démocratie et à garantir les droits fondamentaux des fonctionnaires. En effet, les représentants élus sont chargés de défendre les intérêts des agents auprès des pouvoirs publics, au travers de diverses actions.

Parmi les thématiques se rapportant aux élections professionnelles, on distingue la formation, la protection sociale complémentaire, le temps de travail, l’égalité professionnelle F-H, les conditions de travail…

Comment se déroulent les élections professionnelles 2022 dans la fonction publique ?

Les élections professionnelles se déroulent tous les quatre ans et sont ouvertes à tous les fonctionnaires en activité, quel que soit leur grade. Pour être éligibles, les candidats doivent avoir obtenu un certain nombre de voix lors des précédentes élections professionnelles.

Le vote est secret et peut s’opérer par trois moyens différents, suivant l’option retenue par la collectivité ou l’établissement public.

  • Le vote électronique: du 1er au 8 décembre dans la FPE (possibilité d’ouvrir le vote plus tôt dans les autres versants)
  • Le vote à l’urne: le 8 décembre 2022, ouverture des bureaux de vote pendant a minima 6 heures durant les heures de service.
  • Le vote par correspondance: les électeurs concernés doivent recevoir au moins 10 jours avant le scrutin le matériel de vote et la documentation présentant les candidats. Ces bulletins doivent être expédiés entre le 28 novembre et le 8 décembre 2022.

Les bulletins de vote sont envoyés aux fonctionnaires par courrier et doivent être réceptionnés au plus tard le jour du scrutin. Les fonctionnaires peuvent également voter directement dans les bureaux de vote mis en place dans chaque administration.

Elections professionnelles : quels étaient les derniers résultats ?

Avec la victoire des candidats du Front de gauche aux élections professionnelles dans la fonction publique, les syndicats de fonctionnaires ont obtenu un résultat historique. En 2018, ils ont en effet gagné la majorité des sièges au niveau national pour la première fois depuis plus de vingt ans. Cette victoire s’explique par une mobilisation massive des fonctionnaires, qui ont voté en nombre pour les candidats du Front de gauche. Les syndicats de fonctionnaires ont ainsi pris le pouvoir dans plusieurs administrations, notamment à l’Education nationale et à la Sécurité sociale.

Au niveau local, les candidats du Front de gauche ont également réalisé de bons scores dans plusieurs grandes villes, comme Paris, Marseille et Lyon. Ces derniers résultent d’une campagne menée activement par les syndicats de fonctionnaires, qui avaient mis en avant les revendications des salariés de la fonction publique.

La victoire du Front de gauche a marqué une étape pour les syndicats de fonctionnaires. Elle leur a permis de mieux défendre les droits des salariés de la fonction publique, et de mettre en place des mesures pour renforcer la lutte contre la précarité et les inégalités.

Que réservent les élections professionnelles dans la fonction publique en 2022 ? Est-ce que la donne sera très différente ? Affaire à suivre.

Quelle est l’influence des élections professionnelles 2022 dans le service public ?

Les élections professionnelles sont un enjeu majeur pour la fonction publique. En permettant aux agents publics de choisir leurs représentants au sein de l’administration, ils peuvent ainsi influencer les décisions qui seront prises concernant leur travail. De plus, ces élections sont l’occasion pour les fonctionnaires de faire entendre leur voix sur des sujets importants comme la rémunération ou les conditions de travail.

Les élections peuvent avoir un impact direct sur le service public, notamment en cas de changement de gouvernement. En effet, les nouveaux élus ont la possibilité de mettre en place des mesures qui pèseront sur la manière dont les services publics sont gérés et utilisés. Par exemple, les élections peuvent donner lieu à des changements dans les politiques publiques mises en place par les différentes administrations.

Si le sujet des élections vous concerne directement, nous vous invitons à découvrir Eksaé Relations Citoyens : on constate que notre module Elections rencontre un succès croissant, ce n’est pas sans raison ????

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