Comment les opérateurs de l’État réussiront la transition vers les nouveaux échanges financiers ?

Les établissements publics, opérateurs de l’État et organismes nationaux sont engagés dans une transformation majeure de leur gestion financière. Avec le déploiement progressif d’Infinoë, le nouvel infocentre national de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP), les exigences en matière de qualité des données, d’automatisation des échanges et de conformité réglementaire atteignent un nouveau niveau.

Pour les directions financières et les agences comptables, l’enjeu n’est plus seulement de respecter le cadre de la Gestion Budgétaire et Comptable Publique (GBCP) : il s’agit désormais de garantir des échanges fiables, automatisés et conformes avec les systèmes de l’État.

Pourquoi la conformité GBCP reste-t-elle un enjeu stratégique ?

Les opérateurs de l’État, établissements publics administratifs (EPA), organismes divers d’administration centrale (ODAC) et autorités publiques indépendantes gèrent collectivement plus de 145 milliards d’euros de dépenses publiques.

Ils doivent appliquer les exigences du décret n° 2012-1246 relatif à la Gestion Budgétaire et Comptable Publique (GBCP), qui impose notamment :

  • Le suivi des Autorisations d’Engagement (AE) et des Crédits de Paiement (CP)
  • Une comptabilité budgétaire et une comptabilité générale parfaitement synchronisées
  • Une production financière conforme aux exigences de la LOLF
  • Une traçabilité complète des opérations budgétaires et comptables

Dans un contexte de maîtrise des finances publiques, la qualité des données financières devient un levier essentiel de pilotage, de transparence et de sécurisation des dépenses.

Qu’est-ce qu’Infinoë et pourquoi son déploiement change-t-il les pratiques ?

Infinoë (INformation FINancière des Organismes de l’État) est le nouvel infocentre national déployé par la DGFiP pour moderniser les échanges financiers entre les organismes publics et l’État.

Il remplace progressivement les anciens dispositifs de collecte et introduit une nouvelle logique d’échanges basée sur :

  • Des API sécurisées
  • Des transmissions automatisées des données financières
  • Des contrôles renforcés de cohérence
  • Une remontée plus rapide des informations budgétaires et comptables

Les exercices 2026 et 2027 constituent une étape déterminante dans la généralisation du dispositif auprès des organismes concernés par le décret GBCP.

Cette évolution permet de limiter les ressaisies, d’accélérer la production des états financiers et d’améliorer la fiabilité des informations transmises aux administrations centrales.

Pourquoi la qualité des données devient-elle essentielle ?

Avec les échanges automatisés, chaque donnée produite par le système d’information financier est directement exploitée lors des télétransmissions.

Une nomenclature incorrecte, une incohérence budgétaire ou une anomalie comptable peuvent entraîner le rejet des flux transmis à Infinoë et retarder les opérations de clôture ou de reporting.

Les organismes doivent donc disposer d’un SI financier capable de :

  • Contrôler automatiquement les données avant leur transmission
  • Garantir la cohérence entre comptabilité budgétaire et comptabilité générale
  • Sécuriser les référentiels
  • Assurer la traçabilité complète des échanges

L’automatisation ne réduit pas seulement la charge administrative : elle renforce également la qualité des données financières et la conformité réglementaire.

Comment Eksaé accompagne les organismes publics vers Infinoë ?

La suite Eksaé Finances – Cinoé a été conçue pour accompagner les établissements publics dans cette évolution réglementaire.

La solution intègre nativement les connecteurs API compatibles avec Infinoë et automatise les principales étapes de préparation des échanges réglementaires.

Les équipes financières bénéficient notamment de :

  • Contrôles automatiques des règles GBCP
  • Suivi des Autorisations d’Engagement (AE) et des Crédits de Paiement (CP)
  • Pré-validation des flux avant télétransmission
  • Automatisation des échanges avec Infinoë
  • Suivi analytique et budgétaire en temps réel
  • Réduction des ressaisies et des risques d’erreurs

Les directions financières peuvent ainsi sécuriser leurs clôtures comptables, renforcer leur contrôle interne budgétaire (CIB) et répondre sereinement aux exigences de la DGFiP.

Valoriser les données financières au-delà de la conformité

La conformité réglementaire ne constitue qu’une partie des enjeux. Les établissements ont également besoin de disposer d’une information financière claire, exploitable et facilement partageable avec leur gouvernance.

En complément de Cinoé, Eksaé Report permet de publier et de diffuser les comptes réglementaires (classes 1 à 10), tout en offrant la possibilité de les personnaliser selon les besoins de chaque établissement.

Les directions financières peuvent ainsi produire des états adaptés aux comités de direction, conseils d’administration ou instances de gouvernance, avec des restitutions lisibles et directement exploitables pour le pilotage stratégique.

Pourquoi choisir Eksaé pour préparer l’échéance Infinoë ?

La transition vers Infinoë représente bien plus qu’une évolution technique : elle constitue une opportunité de moderniser durablement la gestion financière des organismes publics.

En choisissant les solutions Eksaé, les établissements disposent d’un environnement capable de :

  • Garantir la conformité GBCP
  • Automatiser les échanges avec Infinoë
  • Fiabiliser les données financières
  • Sécuriser les télétransmissions réglementaires
  • Renforcer le contrôle interne budgétaire
  • Produire des reportings financiers adaptés aux besoins des décideurs

Avec Eksaé Finances – Cinoé et Eksaé Report, les opérateurs de l’État disposent d’une solution complète pour répondre aux nouvelles exigences réglementaires tout en gagnant en efficacité, en fiabilité et en capacité de pilotage.

Clôture des comptes 2025 : simplifiez la production de vos comptes annuels avec Eksaé Report

La production des comptes annuels est un exercice incontournable pour tout établissement public, qu’il soit soumis à la comptabilité budgétaire (OCB) ou à la comptabilité hors budget (OHCB). Pourtant, la clôture annuelle reste souvent synonyme de stress : collecte des données financières, contrôles réglementaires, exigences de formalisme des autorités de tutelle… un véritable casse-tête pour les équipes financières.

Pour relever ces défis, Eksaé Report est d’ores et déjà prêt à vous accompagner dans votre clôture comptable 2025. La plateforme propose une solution simple, fiable et rapide pour transformer vos données comptables en documents de pilotage stratégique.

Eksaé Report : une solution connectée pour automatiser la clôture comptable

Une connexion directe à votre solution financière

L’un des principaux atouts d’Eksaé Report réside dans son intégration native avec votre solution finance. Grâce à une alimentation des données par API, vos flux comptables sont automatiquement reliés aux états définis dans la plateforme.

Résultat : moins de ressaisies, moins d’erreurs, et un gain de temps considérable lors de la clôture des comptes.

Une autonomie totale pour vos équipes financières

Eksaé Report vous offre une liberté complète dans la construction et l’évolution de vos états financiers :

  • Modification autonome de l’ensemble des rubriques des documents

  • Ajustements réalisés directement à la souris

  • Personnalisation des états en langage comptable

  • Affectation des tranches de comptes par simple glisser-déposer

Vos équipes restent maîtres de leurs données, sans dépendance technique.

Une fiabilité maximale grâce à la justification au premier euro

La clôture comptable exige une précision absolue. Eksaé Report facilite le travail de révision grâce à une fonctionnalité de zoom sur les données agrégées.

En un clic, le gestionnaire peut remonter :

  • du tableau de synthèse

  • jusqu’à l’écriture comptable

  • puis jusqu’à la pièce d’origine

Chaque montant est ainsi justifié au premier euro, en toute transparence.

Les erreurs d’imputation sont également détectées immédiatement : les écritures non affectées ou hors tranches apparaissent en couleur en pied de document. Il suffit de les repositionner par glisser déposer pour corriger l’état en temps réel.

Des comptes annuels clairs et percutants pour vos conseils d’administration

Au-delà de l’obligation réglementaire, Eksaé Report redonne du sens aux chiffres pour les élus et administrateurs.

La solution vous permet de :

  • Finaliser vos éditions dans un tableur pour exploiter des outils graphiques avancés

  • Rendre vos tableaux plus lisibles pour une intégration directe dans un PowerPoint ou un dossier de Conseil d’Administration

  • Ajouter des colonnes, des sous-totaux ou des données externes

  • Enrichir vos analyses financières et faciliter la prise de décision

Analyse financière et prospective budgétaire : anticipez l’avenir

Eksaé Report ne se limite pas à l’analyse du passé. La plateforme intègre des modules d’analyse financière et de prospective budgétaire pour accompagner vos décisions stratégiques.

Vous pouvez notamment :

  • Réaliser des comparatifs N / N-1

  • Tester des hypothèses financières

  • Construire votre budget N+1 à partir de données comptables réelles et fiabiliséesClôture 2025 : Eksaé Report, l’allié des directions financières publiques

Pour la clôture des comptes 2025, Eksaé Report s’impose comme un outil incontournable pour les directions financières et les agences comptables à la recherche de réactivité, de fiabilité et de sérénité.

Une solution pensée pour sécuriser vos comptes annuels, gagner du temps et transformer vos obligations réglementaires en véritables leviers de pilotage.

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FAQ – Clôture des comptes annuels et reporting financier public

Comment réussir la clôture des comptes annuels dans un établissement public ?

La réussite de la clôture des comptes annuels repose sur une collecte fiable des données comptables, une justification au premier euro et la production d’états conformes aux exigences réglementaires. L’utilisation d’un outil de reporting financier automatisé, connecté à la comptabilité, permet de sécuriser et d’accélérer le processus.

Quels sont les outils pour automatiser la clôture comptable du secteur public ?

Les outils de reporting financier pour le secteur public permettent d’automatiser la production des comptes annuels, de limiter les ressaisies et de fiabiliser les données. Une solution intégrée comme Eksaé Report centralise les données comptables et génère des états prêts à être exploités.

Quelle est la différence entre la comptabilité OCB et OHCB ?

La comptabilité budgétaire (OCB) concerne les établissements soumis au cadre budgétaire public, tandis que la comptabilité hors budget (OHCB) s’applique à d’autres structures publiques spécifiques. Les deux nécessitent une production de comptes annuels conforme et justifiée.

Comment fiabiliser les comptes annuels des établissements publics ?

La fiabilisation des comptes annuels passe par la traçabilité des écritures, le contrôle des imputations et la justification de chaque montant. Les solutions de reporting avec accès à la pièce comptable d’origine permettent de répondre aux exigences des autorités de tutelle.

Qu’est-ce que la justification au premier euro en comptabilité publique ?

La justification au premier euro consiste à pouvoir expliquer chaque montant figurant dans les comptes annuels à partir de la pièce comptable d’origine. C’est une exigence clé de la comptabilité publique pour garantir la transparence et la fiabilité des comptes.

Comment détecter les erreurs d’imputation comptable ?

Les erreurs d’imputation peuvent être détectées grâce à des outils de reporting qui identifient automatiquement les écritures non affectées ou hors tranches de comptes. Ces anomalies peuvent alors être corrigées en temps réel avant la validation des comptes.

Comment présenter les comptes annuels à un conseil d’administration ?

Les comptes annuels doivent être présentés sous une forme claire, lisible et synthétique. Des tableaux structurés, des graphiques et des comparatifs facilitent la compréhension des élus et des administrateurs lors des conseils d’administration.

Quels indicateurs financiers suivre dans le secteur public ?

Les indicateurs financiers les plus suivis incluent l’évolution des charges et produits, les résultats, les équilibres budgétaires et les comparaisons N/N-1. Ces indicateurs permettent un meilleur pilotage financier des établissements publics.

Comment analyser les comptes annuels d’un établissement public ?

L’analyse des comptes annuels repose sur des comparatifs pluriannuels, l’étude des écarts et la mise en perspective budgétaire. Les outils d’analyse financière facilitent cette lecture et aident à la prise de décision.

Comment préparer le budget N+1 à partir des comptes annuels ?

Les comptes annuels servent de base à la préparation du budget N+1. En s’appuyant sur des données comptables fiabilisées et des scénarios prospectifs, les établissements publics peuvent anticiper leurs trajectoires financières.

Quel logiciel de reporting financier choisir pour le secteur public ?

Le choix d’un logiciel de reporting financier dépend de sa capacité à s’intégrer à la comptabilité existante, à garantir la fiabilité des données et à produire des états réglementaires clairs. Une solution dédiée au secteur public est un atout majeur.

Pourquoi utiliser un outil de reporting financier pour la clôture 2025 ?

La clôture 2025 implique des exigences accrues en matière de fiabilité, de délais et de pilotage. Un outil de reporting financier permet de sécuriser la clôture comptable tout en transformant les données en leviers d’aide à la décision.

Dans un monde de plus en plus conscient des défis environnementaux, le concept de budget vert prend une ampleur considérable. Les gouvernements et les collectivités doivent désormais s’adapter à cette nouvelle réalité. Le budget vert n’est pas seulement une tendance ; c’est un impératif pour garantir un avenir durable. Avec l’échéance de 2026 qui approche, il est crucial d’explorer ce que cela implique pour le secteur public. 

Enjeux du budget vert pour le secteur public 

Le budget vert représente une opportunité incontournable pour le secteur public. Il s’agit d’un levier puissant pour financer des initiatives durables et réduire l’empreinte carbone des collectivités. À travers cette démarche, les gouvernements peuvent engager des ressources vers la transition énergétique.

Les enjeux sont nombreux. D’abord, il faut sensibiliser les acteurs locaux, élus et fonctionnaires, à l’importance de ces investissements verts. La sensibilisation est essentielle pour faire évoluer les mentalités face à ces nombreux défis.

Ensuite, la transparence dans l’allocation des fonds devient primordiale. Les citoyens doivent voir clairement où va leur argent et comment cela contribue à un avenir durable. Cela renforcera leur confiance envers leurs institutions publiques.

Le budget vert doit être aligné avec des objectifs clairs en matière de développement durable. Chaque action entreprise devra contribuer à réduire les inégalités sociales tout en préservant notre planète.

Ainsi, cette approche proactive transforme non seulement la gestion financière mais aussi le rapport entre administration publique et citoyens dans une dynamique de transparence et de respect de l’environnement.

Obligations pour les collectivités en 2026 

À partir de 2026, les collectivités locales seront confrontées à des obligations strictes en matière de budget vert. Cela signifie qu’elles devront intégrer des critères environnementaux dans leurs décisions financières.

Ces nouvelles exigences visent à renforcer la durabilité et à promouvoir une gestion responsable des ressources publiques. Les projets financés devront démontrer un impact positif sur l’environnement, que ce soit par la réduction des émissions de CO2 ou par le soutien aux initiatives écologiques.

Les collectivités auront également l’obligation d’établir des indicateurs clairs pour mesurer l’efficacité de leurs actions. Il ne suffira plus d’adopter une approche réactive ; elles devront anticiper les enjeux environnementaux et agir proactivement.

Pour répondre à ces défis, il sera crucial pour les élus et les techniciens d’acquérir de nouvelles compétences. La formation continue deviendra ainsi un atout majeur pour réussir cette transition vers un budget vert efficace. 

L’annexe intitulée « Impact du budget pour la transition écologique », qui fait partie de la démarche du budget vert, concerne diverses entités et budgets, avec des conditions spécifiques. 

Voici qui est concerné : 

Obligation de production de l’annexe environnementale : L’annexe environnementale est une nouvelle annexe au compte administratif ou au compte financier unique, introduite par l’article 191 de la loi de finances pour 2024, afin de mesurer l’impact des budgets locaux sur la transition écologique. Elle s’applique de façon obligatoire aux entités suivantes, à condition qu’elles mettent en œuvre le référentiel budgétaire et comptable M57 et qu’elles comportent plus de 3500 habitants : 

  • Les communes. 
  • Les départements. 
  • Les régions. 
  • Les groupements et établissements publics locaux à caractère administratif. 
  • Les caisses des écoles, CCAS et CIAS. 
  • Les services d’incendie et de secours. 
  • Les centres de gestion de la fonction publique territoriale. 
  • Le Centre national de la fonction publique territoriale. 

De plus, la mise en œuvre du compte financier unique (CFU) impose également la généralisation de l’état relatif au budget vert au plus tard en 2026 pour les collectivités, groupements ou établissements qui n’auraient pas encore choisi le régime M57. Pour les régies dotées de la personnalité morale et exclusivement en charge d’un service public industriel et commercial (SPIC), l’application du CFU les amènera à appliquer l’instruction M4 sous l’égide des dispositions budgétaires et comptables des métropoles. 

Sont également soumis à cette obligation : 

  • L’autorité organisatrice des mobilités des territoires lyonnais. 
  • Île-de-France mobilité (qui applique le régime M57). 
  • L’établissement public local à caractère industriel et commercial dénommé « Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe ». 

Budgets concernés par l’obligation : 

  • Tous les budgets principaux et budgets annexes des collectivités territoriales, de leurs groupements et des établissements publics locaux de plus de 3500 habitants sont soumis à l’obligation, à condition qu’ils appliquent les instructions budgétaires et comptables M4 et M57. 
  • L’annexe environnementale doit être produite à l’appui du compte administratif ou du compte financier unique. Elle peut être produite facultativement à l’appui d’autres documents budgétaires (budget primitif, budget supplémentaire, décision modificative). 

 

Possibilité de production facultative : 

  • Une commune ou un établissement de moins de 3500 habitants peut produire l’annexe de manière facultative, pour ses budgets principaux et annexes, si elle met en œuvre l’instruction budgétaire et comptable M4 ou M57. 
  • Il est également possible de coter des dépenses non obligatoires, comme les dépenses de fonctionnement, ou d’appliquer la cotation sur un nombre plus étendu d’axes de la taxonomie européenne, même si ce n’est pas encore obligatoire. 

Cette absence d’obligation ne signifie pas que l’outil soit inutile. En effet, certains financeurs – État, Région, Europe ou Département – peuvent conditionner l’attribution de subventions liées à la transition écologique (rénovation énergétique, biodiversité, mobilité, etc.) à la présentation d’éléments similaires à cette annexe. 

Ainsi, même pour les petites communes, anticiper et structurer un état simplifié des impacts environnementaux de leurs dépenses peut constituer un réel atout. Non seulement cela facilite l’accès à certaines aides, mais cela valorise également l’engagement de la collectivité en matière de développement durable. 

 

Voici les principaux indicateurs et leur évolution : 

Nature de l’indicateur 

L’indicateur principal est l’impact environnemental des dépenses exécutées, évalué selon trois catégories pour chaque axe de la taxonomie européenne : 

  • Favorable 
  • Défavorable 
  • Neutre Une dépense peut également être identifiée comme « non cotée » si elle n’a pas été évaluée, notamment pour des montants jugés non significatifs ou en l’absence de méthodologie. 

Pour la cotation agrégée, le résultat peut être « globalement favorable », « globalement défavorable », « globalement mixte » (si des impacts favorables et défavorables coexistent), ou « globalement neutre ». 

Axes de cotation (Taxonomie européenne) 

La cotation est basée sur six axes de la taxonomie européenne : 

  1. Atténuation du changement climatique 
  2. Adaptation au changement climatique et prévention des risques naturels 
  3. Gestion des ressources en eau 
  4. Transition vers une économie circulaire, gestion des déchets, prévention des risques technologiques 
  5. Prévention et contrôle des pollutions de l’air et des sols 
  6. Préservation de la biodiversité et protection des espaces naturels, agricoles et sylvicoles 

Évolution du périmètre de cotation obligatoire 

L’obligation de cotation et les axes concernés se mettent en place progressivement, comme détaillé dans le tableau récapitulatif : 

  • Exercice 2024 (comptes produits en 2025)

    • Budgets concernés : Budgets M57. 
    • Axes obligatoires : Uniquement l’Axe 1 « atténuation du changement climatique ». 
    • Dépenses concernées : Seul l’impact environnemental des dépenses réelles d’investissement exécutées sur des comptes spécifiques est évalué (ex: 2031 « Frais d’études », 2111 « Terrains nus », 21312 « Bâtiments scolaires », 2151 « Réseaux de voirie », etc.). 
  • Exercices 2025 et 2026 (comptes produits en 2026 et 2027) 

    • Budgets concernés : Budgets M57 et M4. 
    • Axes obligatoires : Les Axes 1 (« atténuation du changement climatique ») et 6 (« préservation de la biodiversité et protection des espaces naturels, agricoles et sylvicoles »). 
    • Dépenses concernées : L’obligation s’étend à l’ensemble des dépenses réelles d’investissement exécutées, à l’exclusion du remboursement en capital des annuités d’emprunt. 
  • À compter de l’exercice 2027 (comptes produits à partir de 2028)

    • Budgets concernés : Budgets M57 et M4. 
    • Axes obligatoires : L’analyse de l’impact environnemental des dépenses sera réalisée de manière obligatoire sur l’ensemble des six axes de la taxonomie européenne, sous réserve de la disponibilité des ressources méthodologiques. 
    • Dépenses concernées : L’ensemble des dépenses réelles d’investissement exécutées, à l’exclusion du remboursement en capital des annuités d’emprunt. 

 

Format de présentation 

L’annexe se présente sous forme de tableaux : un tableau par axe de la taxonomie européenne et un tableau de synthèse croisant les résultats des cotations. Les données de cotation sont transmises au niveau de granularité le plus fin (nature comptable et rubrique fonctionnelle) via le logiciel TotEM. 

Eksaé a mis en place la possibilité de saisir toutes ces informations et de générer les annexes. Des formations sont disponibles sur ce sujet pour vous accompagner dans la mise en œuvre métier. 

Obligations pour les opérateurs de l’Etat en 2026 

Les opérateurs de l’État sont également soumis à l’obligation de publier un budget vert. Ces exigences visent à intégrer les principes du développement durable dans toutes leurs activités.

Chaque opérateur devra établir une feuille de route claire pour réduire son empreinte carbone. Cela implique la mise en place d’initiatives concrètes, telles que l’amélioration de l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables.

La transparence sera également essentielle. Les opérateurs doivent rendre compte publiquement des progrès réalisés vers leurs objectifs environnementaux. Cette démarche vise à renforcer la confiance auprès des citoyens et des parties prenantes.

De plus, ils devront collaborer avec d’autres entités publiques afin de partager les meilleures pratiques et maximiser les synergies. Une approche collective peut mener à un impact bien plus significatif sur l’environnement.

La méthodologie globale pour évaluer l’impact environnemental des dépenses des opérateurs est une déclinaison et une adaptation de celle utilisée pour le budget vert de l’État. Elle vise à apprécier l’impact environnemental des dépenses des opérateurs de l’État. 

Voici les éléments clés de cette méthodologie : 

  • Principes directeurs

    • Elle est élaborée en cohérence avec le budget vert de l’État, reprenant sa synthèse pour informer les parlementaires. 
    • La méthodologie de cotation est directement inspirée de celle du budget vert de l’État et des lignes directrices issues de la taxonomie européenne. 
    • Elle a été développée en collaboration avec les autorités compétentes en matière environnementale, notamment les ministères de la transition écologique et de l’aménagement du territoire, ainsi que le Commissariat général au développement durable. 
  • Six axes environnementaux d’évaluation

    Chaque dépense est évaluée au regard de son impact sur six domaines environnementaux : 

    • Lutte contre le changement climatique : Contribution à la réduction, limitation ou stabilisation des émissions de gaz à effet de serre. 
    • Adaptation au changement climatique et prévention des risques naturels : Favorise la résilience face aux événements liés au changement climatique. 
    • Gestion des ressources en eau : Contribue à l’utilisation durable et à la protection des ressources aquatiques et marines. 
    • Économie circulaire, déchets et prévention des risques technologiques : Impacte la transition vers une économie circulaire, la prévention, la réutilisation ou le recyclage des déchets. 
    • Lutte contre les pollutions de l’eau, de l’air et des sols : Favorise la prévention, le contrôle et la résorption de la pollution. 
    • Biodiversité et protection des espaces naturels, agricoles et sylvicoles : Favorise la protection ou la restauration de la biodiversité et des écosystèmes. 
  • Quatre cotations possibles pour chaque dépense

    Après évaluation sur les 6 axes, une qualification globale est attribuée : 

    • Favorable (Verte) : La dépense a un objectif environnemental principal ou y participe directement (ex: MaPrimeRénov’). Une dépense est globalement favorable si tous les axes sont favorables, ou si au moins un axe est favorable et les autres neutres. 
    • Défavorable (Brune) : La dépense constitue une atteinte directe à l’environnement ou incite à des comportements défavorables (ex: exploration spatiale, artificialisation des sols pour la construction). Une dépense est globalement défavorable si tous les axes sont défavorables, ou si au moins un axe est défavorable et les autres neutres. 
    • Neutre : La dépense n’a pas d’effet significatif sur l’environnement (ex: masse salariale dans la plupart des cas, transferts d’argent). Une dépense est neutre si tous les axes sont cotés neutres. 
    • Mixte : La dépense présente à la fois un ou plusieurs axes favorables et un ou plusieurs axes défavorables (ex: construction d’une ligne ferroviaire, favorable pour le transport, défavorable pour la biodiversité par artificialisation des sols). 
  • Dépenses non cotées

     Certaines dépenses ne peuvent pas faire l’objet d’une cotation si l’état actuel des connaissances scientifiques ne permet pas d’évaluer de manière consensuelle leur impact environnemental ou si les données disponibles sont insuffisantes (ex: dépenses numériques où l’impact carbone est difficile à comparer à une procédure papier). 

  • Double cotation par finalité et par moyen

     C’est une spécificité du budget vert des opérateurs. 

    • Cotation par finalité : Apprécie l’impact environnemental de la mission et la dimension stratégique de la dépense. 
    • Cotation par moyen : Apprécie les modalités utilisées pour mettre en œuvre l’action et permet d’identifier des leviers d’amélioration (ex: choisir des matériaux recyclés pour une construction, acheter des véhicules électriques plutôt que thermiques). 
    • Il n’y a pas de consolidation entre ces deux cotations ; elles sont présentées séparément pour identifier les leviers d’amélioration, notamment sur les moyens. 
  • Portée de la cotation 

    • La cotation porte impérativement sur les crédits de paiement (CP), car c’est ce qui sera effectivement réalisé. 
    • Il est également possible de coter les autorisations d’engagement (AE) pour un pilotage pluriannuel et stratégique complémentaire. 
  • Nomenclature budgétaire par destination

    • La cotation est fondée sur la nomenclature budgétaire par destination (nomenclature GBCP) que les opérateurs ont l’habitude d’utiliser. 
    • Le niveau minimal de cotation est le rang 3 (sous-sous-destination), mais les opérateurs peuvent aller plus loin (rang 4) si leur nomenclature est plus fine. Si le rang 3 n’est pas disponible, le rang le plus fin de la nomenclature doit être utilisé. 
    • La nomenclature par destination est généralement stable dans le temps, facilitant le travail de mise à jour les années suivantes. 
  • Recommandations opérationnelles pour l’élaboration

    • Dialogue avec les services métiers : L’élaboration du budget vert ne doit pas se faire uniquement par les services financiers ; elle nécessite des échanges avec les services métiers qui ont une connaissance précise des objectifs des dépenses. 
    • Cohérence avec le budget vert de l’État : Vérifier si des dépenses similaires ont déjà été cotées dans le budget vert de l’État pour éviter un travail redondant et assurer la cohérence des données. 
    • Identification des dépenses neutres par convention : Gagner du temps en identifiant d’emblée les dépenses conventionnellement neutres, comme les transferts financiers aux ménages ou la masse salariale (sauf pour les missions spécifiquement environnementales). 
  • Déploiement progressif

     La mise en œuvre est progressive sur trois paliers pour tenir compte du coût d’entrée : 

    • BI 2026 : Cotation de la totalité des dépenses de la fonction support (obligatoire) plus la moitié du reste des crédits de paiement. 
    • BI 2027 : Cotation des fonctions support plus 75% du reste des crédits de paiement. 
    • À partir du BI 2028 : Cotation totale de 100% des dépenses du budget. 

Cette méthodologie permet de présenter un tableau détaillé (modèle de tableau 3) de la cotation par finalité et par moyen pour chaque rang de destination, accompagné de justifications, et de l’inscrire dans une stratégie verte globale de l’organisme. 

Il n’est pas nécessaire de faire évoluer votre logiciel ou de prévoir des développements informatiques spécifiques pour la cotation verte à ce stade. 

Le tableau de cotation, tel que le modèle de tableau 3 qui sera présenté à l’organe délibérant, est prévu pour être produit « hors système d’information ». De même, il n’y a pas de lien demandé avec les développements liés à l’Info Centre Infino actuellement pour la cotation verte. 

Bien que certains opérateurs puissent trouver la cotation des moyens facilitée par l’existence d’une comptabilité analytique ou d’outils de calcul des coûts complets, l’implémentation de la méthodologie du budget vert des opérateurs ne requiert pas de modifications logicielles généralisées ou de nouveaux développements informatiques. 

 

Pour en savoir plus

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Eksaé Finance


Dématérialisation des factures émises pour les opérations soumises à la TVA

La dématérialisation des factures est au cœur d’une transformation révolutionnaire dans le monde de la comptabilité et de la gestion administrative. En France, cette réforme n’est pas seulement une tendance, mais un impératif pour les entités soumises à la TVA. Avec l’évolution numérique qui s’accélère, il est essentiel de comprendre comment cette transition peut faciliter vos opérations tout en garantissant conformité et efficacité. Quelles sont les implications de cette nouvelle législation ? Quels acteurs seront impactés ? Plongeons ensemble dans cet univers où technologie et fiscalité se rencontrent pour optimiser votre processus de facturation.

La réforme de la facturation dématérialisée en France

Concernant le secteur public, vous utilisez déjà Chorus pour recevoir les factures des tiers. Pourtant en émission on est toujours majoritairement sur le format papier. C’est le volet émission que la réforme concerne. Le secteur public est concerné partiellement.


Toutes les entreprises assujetties à la TVA seront tenues d’émettre leurs factures sous forme électronique. Cette obligation ne concerne pas seulement les grandes sociétés, mais s’étend également aux PME et TPE et au secteur public.

L’un des principaux objectifs de cette réforme est de lutter contre la fraude fiscale. En numérisant les échanges, il devient plus facile pour l’administration fiscale de suivre et vérifier chaque transaction. Cela contribue ainsi à un environnement économique plus sain.

De plus, cette transition vers le numérique offre une multitude d’avantages opérationnels. vous pourrez réduire vos coûts d’impression et de stockage physique, tout en améliorant votre efficacité grâce à une gestion automatisée des documents.

Les nouvelles technologies permettent également une intégration fluide avec divers systèmes comptables, rendant le suivi financier encore plus accessible et rapide pour les professionnels du secteur.

 

Quelle sont les entités concernées par la réforme

En réalité, elle touche un large éventail d’entités. Les administrations publiques sont tenues de s’adapter à cette réforme pour simplifier leurs processus internes et améliorer la transparence pour les opérations soumises à la TVA uniquement.

Pour échanger les factures avec les tiers, il faudra un partenaire de concentration d’échange. Il sera assuré par Eksaé grâce à une extension de votre module Doclink.

 

Chorus pro sera le concentrateur pour le public

Une fois vos documents envoyés directement dans Doclink, nous communiquerons avec Chorus pro qui dispatchera les factures aux différents tiers concernés.

La réforme de la facturation électronique, prévue pour septembre 2026, a des implications majeures pour Chorus Pro et les entités publiques, renforçant leur rôle et leurs obligations dans le cadre de la dématérialisation.

Voici les implications fonctionnelles principales du service :

  • Plateforme de référence maintenue et étendue

    Chorus Pro restera la plateforme de référence pour la facturation électronique du secteur public en 2026, comme actuellement.

  • Élargissement du rôle à l’émission de factures

    En complément de son rôle actuel de réception des factures, Chorus Pro deviendra la plateforme d’émission des factures électroniques vers les structures assujetties à la TVA (entreprises ou entités publiques).

  • Rôle centralisé pour le secteur public

    La plateforme jouera pleinement le rôle de « plateforme du secteur public » pour les entités publiques émettrices (État, opérateurs, secteur public local).

  • Transmission des données

    Chorus Pro assurera également la transmission des données de transaction et de paiement.

  • Modalités spécifiques préservées

    L’utilisation de Chorus Pro restera obligatoire pour certaines modalités propres, telles que les factures de marché de travaux, les mémoires de frais de justice, les demandes de remboursement et la gestion du référentiel des engagements juridiques. Ses offres de service existantes (saisie ou dépôt sur le portail, dépôt via EDI ou API) resteront accessibles pour les entreprises adressant des factures aux entités publiques.

 

Pour les entités publiques (administrations, opérateurs, secteur public local) :

  • Continuité et intensification de l’obligation existante

    Depuis le 1er janvier 2017, les administrations sont déjà tenues d’utiliser Chorus Pro pour la réception, le traitement et l’échange de leurs factures électroniques. Cette réforme s’inscrit dans la continuité de cette transition engagée.

  • Nouvelle obligation d’émission de factures électroniques

    À partir de septembre 2026, les entités publiques devront également utiliser Chorus Pro pour émettre leurs factures électroniques vers les entreprises et autres entités publiques assujetties à la TVA.

  • Modernisation et efficacité accrues

    La généralisation de la facturation électronique a déjà permis aux services publics de moderniser leurs systèmes d’information, de fluidifier les circuits de traitement, d’améliorer les délais de paiement et de renforcer la qualité de leur chaîne comptable, des bénéfices qui devraient se poursuivre.

  • Obligation de mise en conformité immédiate

    Les administrations, opérateurs publics ou entités du secteur public local qui ne respectent pas l’obligation de recourir à Chorus Pro (en place depuis 2017) doivent dès maintenant engager des travaux de mise en conformité.

  • Risque de sanctions

    À défaut de conformité, ces entités s’exposeraient, à partir de septembre 2026, aux sanctions prévues par la réforme, au même titre que toutes les entreprises.

  • Actions de préparation requises
    •  Si l’entité publique utilise déjà un logiciel de gestion financière raccordé à Chorus Pro, elle doit se rapprocher de l’éditeur pour s’assurer de son évolution conformément aux besoins de la réforme. Dans votre cas c’est Doclink.
    •  Si l’entité publique n’utilise pas encore Chorus Pro pour recevoir ou émettre des factures vers d’autres administrations, elle doit prévoir la recherche d’un logiciel compatible avec les obligations légales et réglementaires existantes d’ici la fin de l’année 2025.
  • Couverture complète de la réforme

    L’entrée du secteur public dans la réforme à partir de septembre 2026 couvrira l’ensemble des volets : la réception et l’émission de factures (e-invoicing) et la transmission des données (e-reporting).

 

Eksaé est là pour vous accompagner. Avec ses logiciels de comptabilité et avec ses logiciels de facturation.

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Eksaé Finance


La dématérialisation des factures émises constitue une nouvelle étape à franchir. La volonté de la Commission européenne de dématérialiser les flux financiers entrera en application en France en 2026 pour tous les acteurs assujettis à la TVA.

Pour les collectivités et les opérateurs de l’État, ce passage à la facture électronique ne constitue pas une révolution. Grâce à Chorus Pro, dans le sens privé vers public, le dispositif est déjà en place. La prochaine échéance concerne tous les autres flux : l’enjeu est de généraliser les échanges entre acteurs privés ainsi qu’entre le public et le privé.


Facturation électronique pour les collectivités et opérateurs de l’État

La facturation électronique vers les acteurs privés modifiera les habitudes du secteur public. Ce processus vise à remplacer les factures papier par des documents numériques. L’ensemble du processus de collecte de la TVA est également concerné. Dans le langage du secteur public, on parle de titres ou de titres de recettes.

La dématérialisation des factures s’inscrit dans le sens de l’histoire et de la modernisation des flux économiques et financiers. L’objectif de l’Europe est de mieux contrôler les flux de TVA, dont la fraude représente la principale source de perte de ressources fiscales.

Cette démarche favorise une meilleure traçabilité des dépenses publiques. Chaque facture émise est enregistrée dans un système sécurisé, offrant ainsi une visibilité accrue sur les flux financiers. Cette transparence répond à l’exigence croissante de contrôle de la dépense publique.

Le secteur public doit aussi prendre en compte l’impact environnemental positif généré par cette transition (voir la loi REEN). Toutefois, il convient de rappeler que l’empreinte numérique n’est pas neutre : la dématérialisation augmente le volume de copies numériques, ce qui a également un impact en termes d’empreinte carbone.

Eksaé travaille sur cette réforme et devra développer de nouveaux modules pour permettre les échanges, le stockage et la communication des factures et des titres.

Le changement peut sembler complexe au premier abord, mais il offre des bénéfices indéniables, allant bien au-delà de simples économies financières ou de gains de temps. La modernisation passe inévitablement par cette évolution : c’est un futur que nous devons accueillir avec enthousiasme.


Contexte réglementaire et légal

La dématérialisation des factures dans le secteur public est encadrée par un cadre réglementaire strict. Le code des marchés publics n’est pas impacté par cette réforme ; ce sont les modalités de forme qui évoluent.

Le décret n° 2022-1299 du 7 octobre 2022 fixe les modalités d’application des obligations d’émission, de transmission et de réception des factures électroniques et de transmission des données de facturation et de paiement à la direction générale des finances publiques. L’arrêté du 7 octobre 2022 précise les spécifications techniques et les procédures.

Initialement, Chorus Pro devait étendre son périmètre aux factures dématérialisées, mais en octobre 2024, l’État a décidé de mettre fin au projet de service public de la facture dématérialisée. Conséquence, les PDP seront des entreprises privées (plateforme de dématérialisation partenaire de l’administration). Eksaé va référencer un partenaire PDP qui sera intégré dans votre application de finance ou de facturation.


Impact de la généralisation de la facturation électronique

La généralisation de la facturation électronique marque un tournant décisif pour le secteur public. Elle offre de nombreux avantages qui transforment les pratiques au sein des collectivités. En adoptant ce nouveau système, les administrations peuvent réduire considérablement leurs coûts opérationnels.

D’abord, l’élimination du papier permet non seulement d’économiser sur les frais d’impression et d’envoi, mais contribue également à une démarche écologique, très valorisée aujourd’hui. Les collectivités renforcent ainsi leur engagement en faveur du développement durable.

Ensuite, la rapidité dans le traitement des factures constitue un autre atout majeur. Grâce à la dématérialisation, les délais de paiement sont réduits, ce qui améliore la trésorerie des entreprises partenaires et favorise un climat économique plus serein.

Par ailleurs, cette transition renforce la transparence financière. La traçabilité offerte par les outils numériques limite les risques de fraude et facilite le contrôle budgétaire au sein des collectivités.

L’utilisation de logiciels adaptés permet une meilleure gestion administrative et réduit significativement le temps consacré aux tâches répétitives, comme l’archivage physique des documents. Ce temps libéré peut être réinvesti dans des missions stratégiques pour améliorer les services rendus aux citoyens.

Il ne faut pas négliger que cette évolution technologique nécessite une adaptation culturelle au sein des équipes administratives. Une sensibilisation accrue garantira une transition fluide vers cette nouvelle ère numérique, tant attendue dans le secteur public.


Calendrier de mise en place

Le calendrier est actuellement de nouveau remis en cause au moment ou cette article est publié. Pour le moment les textes prévoient le dispositif suivant :

La facturation électronique, concerne l’ensemble des opérations d’achats et de ventes de biens et/ou de prestations de services réalisées entre des entreprises établies en France qui sont assujetties à la TVA dès lors qu’il s’agit d’opérations dites domestiques, c’est-à-dire qu’elles concernent le territoire national. Cela concerne aussi les relations entre le public et les entreprises privées.

Par ailleurs, les entreprises doivent transmettre à l’administration fiscale certaines informations  relatives à des opérations commerciales qui ne sont pas concernées par la facturation électronique. Sont notamment concernées des entreprises soumises à la TVA en France et qui commercent avec des particuliers et plus largement des non assujettis ou avec des entreprises non établies sur le territoire national.

L’article 91 de la loi de finances pour 2024 fixe un nouveau calendrier du passage à la facturation électronique des entreprise.

L’obligation d’émettre des factures est fixée à partir du :

  • 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire
  • 1er septembre 2027 pour les petites et moyennes entreprises et les micro-entreprises

L’obligation de recevoir des factures électroniques s’appliquera quant à elle à partir du 1er septembre 2026 pour l’ensemble des entreprises assujetties à la TVA.

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Dans un monde où la digitalisation prend une place de plus en plus importante, la sécurité des échanges entre entreprises et le secteur public est devenu crucial.

De nos jours, faire transiter des commandes, devis par mail sans les signer constitue un risque important de falsification. C’est pourquoi l’ANSSI déconseille de faire transiter ces documents par mail sans les signer électroniquement.

C’est ici qu’intervient le module de scellement des bons de commande.

Grâce à cette solution, vous pouvez sécuriser vos échanges avec les tiers tout en optimisant votre processus administratif. Découvrez comment cet outil s’intègre parfaitement dans votre quotidien professionnel et renforce la confiance que vous établissez avec vos partenaires commerciaux.

Utilisation du module de scellement des bons de commandes

L’utilisation de ce module est simple et intuitive. Il vous suffit d’intégrer l’outil dans votre système financier existant. Eksaé a choisi de proposer la solution Docaposte FAST.

Cette solution présente plusieurs avantages pour les collectivités et les opérateurs de l’Etat. Une souveraineté garantie, Docaposte est une filiale de La Poste. Une simplicité de mise en oeuvre avec la signature serveur qui authentifie l’établissement émetteur et pas nécessairement chaque utilisateur.

Ce procédé assure non seulement la protection des informations sensibles mais aussi leur conformité légale. Chaque bon de commande scellé reçoit un certificat numérique garantissant son authenticité et sa traçabilité. Cela renforce également la crédibilité auprès des partenaires commerciaux.

De plus, cette solution contribue à améliorer l’efficacité opérationnelle. Les équipes passent moins de temps sur les tâches administratives liées aux documents physiques, ce qui leur permet de se concentrer sur leurs activités principales.

En intégrant le module de scellement dans vos pratiques commerciales quotidiennes, vous assurez un échange sécurisé avec tous vos tiers tout en optimisant votre workflow interne.

 

Pré-requis pour utiliser le service

Pour utiliser le module de scellement des bons de commande, il est essentiel de répondre à certains pré-requis. Ces conditions garantissent une intégration fluide et efficace au sein de votre organisation.

Tout d’abord, vous devez disposer d’un certificat serveur que vous pouvez obtenir auprès de Fast ou que vous possédez déjà.

Ensuite, il est important que votre système soit compatible avec le service Docaposte FAST. Vérifiez que vous disposez du module dématérialisation des bon de commandes.

Une connexion Internet stable est également cruciale. Le processus de scellement nécessite un échange constant d’informations entre votre système et celui des tiers concernés. Une mauvaise connexion peut causer des retards ou des interruptions dans ce processus.

La formation adéquate des utilisateurs ne doit pas être négligée. Il est recommandé que toutes les personnes impliquées dans l’utilisation du module soient formées pour comprendre son fonctionnement et ses enjeux.

Ces éléments sont fondamentaux pour garantir une utilisation optimale du service et maximiser son efficacité au sein de vos échanges commerciaux.

 

Pour plus d’informations sur Docaposte FAST : Espace Clients – FAST Solutions

Le décret GBCP est entré en vigueur en 2016. 6 ans après, où en sont les établissements publics ? Quelles ont été les difficultés rencontrées ? Quels ont été les bénéfices générés via cette réforme majeure de la finance publique ? Philippe Baron(1), Expert-comptable et Directeur des activités de conseils Services Publics chez Emerson Audit, spécialiste de la GBCP, a accepté de répondre à nos questions. La GBCP est-elle une alliée précieuse pour le pilotage des établissements publics ? Coup de projecteur sur un décret appliqué par plus de 700 établissements français.

[1] consultant expert-comptable, vice-président du Groupe Service Public de la DFCG et directeur des activités de conseils secteur public chez Emerson Audit et Conseil.

Eksaé :  Pouvez-vous nous rappeler les objectifs initiaux de ce décret et les apports attendus ?

Philippe Baron : Il a été très rapidement compris que ce décret constituait une révolution dans la manière d’administrer, de gérer, de piloter les établissements publics.

En premier, la GBCP a pour objectif de mieux formaliser le cadre budgétaire : mieux définir les règles de fonctionnement de la comptabilité budgétaire :

  • élaborer les prévisions,
  • piloter le budget selon un rythme continue de programmation,
  • et, surtout, assurer la soutenabilité des dépenses et des budgets.

Le 2e objectif de la GBCP visait à fiabiliser la qualité de l’information tant comptable que budgétaire, privilégiant :

  • une articulation entre comptabilité budgétaire et comptabilité générale,
  • une anticipation des flux comptables et budgétaire – d’où une gestion par autorisation d’engagement.

La fameuse chaîne de la dépense est un instrument de base de fonctionnement de tout EP, il était nécessaire de la fluidifier !

Quels ont été les points de difficulté dans la mise en œuvre de ce décret ?

Tout naturellement, vu l’ampleur de la réforme, certaines difficultés sont apparues dans la mise en œuvre.

Premier point, faire cohabiter les deux piliers de la gestion : la comptabilité budgétaire et la comptabilité générale. Il faut piloter avec ces 2 instruments. La comptabilité générale fonctionne en droits constatés. La comptabilité budgétaire privilégie une gestion par nature, par destination, autour des autorisations d’engagement et des crédits de paiement.

Il existe ainsi une dichotomie entre ‘je gère mon budget en engagement et je consomme mes engagements juridiques’ et ‘je consomme des services faits’ : problème pour réconcilier les résultats. Aujourd’hui, beaucoup ont du mal à faire cohabiter un solde budgétaire avec un résultat comptable et une situation patrimoniale.

Le décret a-t-il permis une meilleure programmation budgétaire ?

Le décret impose l’élaboration des prévisions appuyées par une soutenabilité budgétaire plus développée. L’objectif est d’établir des prévisions au rythme d’exécution de l’engagement que va réaliser l’entité publique, et selon une visibilité pluriannuelle.

La 2e chose, c’est qu’il faut suivre l’exécution et essayer de reprogrammer en continu – ou du moins régulièrement – ces prévisions (au vu des résultats) afin d’évaluer précisément la tenue des objectifs fixés et le respect des échéances.

Certains établissements publics y parviennent. A noter, cela n’est pas indispensable dans tous les domaines, rythmés par des cycles stables dans le temps.

La mise en place du service fait consistant à marquer dans le système d’information la réalisation pratique de la prestation ou d’un bien, même si la facture n’a pas été réceptionnée, est une source d’amélioration considérable. Cela fiabilise la comptabilité : l’EP voit très vite si la prestation a été réalisée ou non et peut la valoriser en fonction du montant de la commande. La liquidation de la facture est ensuite très simple à rapprocher du service fait. Cela procure une plus grande fiabilité et justesse de la comptabilité.

De plus, tous les justificatifs sont de plus en plus dématérialisés : preuves de réalisation, services faits, bons à payer, demandes de paiement… Avec un workflow structuré, au sein d’un SI unifié, le quotidien de l’ordonnateur et de l’agent comptable est facilité.

Avez-vous constaté des disparités par secteur ou taille d’organisme dans la mise en place de comptabilité analytique ?

Cela dépend des sujets et domaines .Certains secteurs, comme le social, ont bien avancé sur la comptabilité analytique, par exemple. Comme la maille des destinations est assez large, au bout du compte on arrive toujours à faire les regroupements. Mais ce n’est pas automatique et il serait assez intéressant de pouvoir faire un lien beaucoup plus étroit et automatique d’ailleurs entre les notions de destinations et de découpages analytiques.

Mais la comptabilité analytique est encore embryonnaire. On ne fait pas une comptabilité analytique pour regarder les coûts une fois par an, mais pour sensibiliser les responsables sur des résultats tant économiques que techniques. Cela devrait être un véritable outil de pilotage du centre de coûts ou de résultats.

A noter, pour une petite entité, la comptabilité analytique n’est pas nécessairement utile.

La production des états réglementaires pose-elle des difficultés ?

Aujourd’hui, toutes les solutions informatiques (ERP ou solution financière) disposent d’outils de requêtage et de report permettant d’aller naviguer dans les données et de produire, notamment les états réglementaires. Prenons l’exemple de l’état de l’autorisation budgétaire, il est simple à mettre en œuvre. Le véritable sujet concerne la qualité des informations recueillies : sont-elles à jour, fiables, validées ? Sans données de qualité, l’état a peu de valeur, quelles que soient ses colonnes et rubriques.

Les établissements publics sont davantage confrontés à des difficultés pour alimenter les états que pour les construire.

Dans le cas des états de suivi budgétaire, c’est un peu plus complexe : les faits générateurs qui constatent la réalisation ne sont pas forcément les mêmes en fonction des rubriques de nature ou de dépense. Il faut que l’agilité du SI permette de trier les flux en fonction de leurs faits générateurs afin d’éviter de compter deux fois la même chose, ou d’omettre des informations. C’est un premier élément important.

Le 2e élément important sur ces états concerne la réconciliation entre solde budgétaire et comptabilité générale. L’état de synthèse est compliqué, de nombreux écarts existent. La comptabilité budgétaire fonctionne sur des dépenses qui ont des décaissements. Or la comptabilité générale utilise des charges telles que des droits constatés et des provisions, des variations dans le stock… Donc un écart naturel existe. Si on fait une analyse comparative tous les mois, on n’y arrive pas : c’est une gymnastique compliquée !

Il faut aussi essayer de progresser pour réconcilier comptabilité générale et comptabilité budgétaire.

Un EP ne se pilote pas avec le compte de résultat, il se pilote avec le budget, le solde budgétaire. Pour autant, c’est grâce à la comptabilité générale que l’on dispose d’une vision concrète du fonctionnement d’un établissement, en termes de moyens et ressources dont elle dispose et qui sert de base à la certification des comptes, lorsqu‘elle existe.

Quel bilan se dessine 5 ans après la mise en œuvre de la GBCP ?

La GBCP est passée dans les mœurs. Ça n’a pas été simple, certaines entités ont démarré plus tard que prévu grâce à des dérogations mais aujourd’hui tout le monde est au rendez-vous.

Le décret a apporté davantage de rigueur dans la comptabilité, dans les prévisions budgétaires, c’est indéniable. Il est toutefois nécessaire de poursuivre le travail sur l’harmonisation entre le résultat comptable et le résultat budgétaire.

Il est très important de rendre interopérables les systèmes d’information. Beaucoup d’événements proviennent des systèmes amont : une bonne gestion éviterait des opérations de corrections chronophages de ressaisies, de contrôles d’ajustements,…

Pour aller plus loin, on gagnerait à digitaliser davantage : avoir recours à des robots pour analyser, traiter les flux, enregistrer les factures, récupérer les services faits … Cette transformation numérique permettrait aux agents (ordonnateurs, agents comptables) de dégager du temps pour se recentrer sur leur cœur de métier : analyser les comptes et interpréter les informations.

Pour avancer au mieux sur ces sujets, il faut travailler ceux qui sont sur le terrain en ayant bien à l’esprit qu’il faut profiter des atouts du numérique, dans le respect de règles budgétaires et comptables améliorées et harmonisées.

Au-delà de la GBCP, des améliorations sont-elles possibles dans d’autres domaines ?

Très souvent, la gestion des interventions (octroi de subventions, de dotations, …) constitue le cœur de métier d’un établissement, représentant parfois jusqu’à 90 % des charges d’un établissement. Les frais de fonctionnement ne mobilisent que très peu de charges. Aujourd’hui, les subventions et les frais de fonctionnement sont dans le même plan de compte. Ce qui complique l’interprétation d’un résultat comptable en ne dissociant pas nettement le résultat issu du fonctionnement de l’établissement La comptabilité analytique devrait peut-être isoler les choses.

Autre point, l’agent comptable est en bout de chaîne et n’est pas impliqué à la source de l’information. Il serait utile que l’agent comptable puisse intervenir en amont de la liquidation de la dépense au moment où l’on passe en engagement juridique afin de vérifier que les imputations comptables soient justes par rapport à la nature de la dépense. Cela améliorerait la relation agent comptable – ordonnateur.

Troisième sujet, l’utilisation du SI comptable, ce qu’on appelle le SI financier, qui doit communiquer avec des systèmes métiers amont Il est important que dans ces systèmes il soit possible de gérer les conséquences comptables et budgétaires des événements qu’il traitent ; Par exemple, au moment de l’émission des titres de recettes, de l’octroi d’une subvention, de l’enregistrement d’une commande… Ce sujet a du mal à être bien traité, on parle d’interopérabilité des SI. Il va falloir également de l’interopérabilité « aval » entre le cœur finance et tout système de BI ou d’infocentre, afin de récupérer l’information, non seulement du cœur finance, mais aussi de tout ce qui est data pour pouvoir interpréter et produire les indicateurs de pilotage et tableaux de bord.

Dernier sujet, le contrôle interne. C’est là où l’informatique peut apporter une valeur ajoutée et être un compagnon indispensable. L’Etat a mis en place une procédure de contrôle interne budgétaire pour la soutenabilité du budget.

L’IA est un outil absolument indispensable pour une soutenabilité budgétaire beaucoup plus fiable ! Pour simuler des budgets, reprogrammer ce qu’on ne fait pas bien.

Merci Philippe, un mot pour conclure ?

Bravo à tous ceux qui ont participé à la conduite du changement, dans la mise en œuvre de ce décret. Ce décret s’applique à tous les opérateurs, soit environ 700 entités concernées. La GBCP a permis d’unifier le référentiel budgétaire et comptable, ce qui constitue une belle avancée. Surtout, les établissements publics disposent d’une visibilité pluriannuelle de leurs dépenses : en ce sens, la GBCP se positionne bien en tant qu’outil de pilotage !

Demain peut-être des collectivités locales ou d’autres établissements voudront s’en inspirer.  Je pense qu’il serait intéressant de pouvoir segmenter par catégories d’opérateurs. Ce sont parfois des métiers très différents : université, établissement de santé, centres culturels,  tous n’ont pas les mêmes problématiques. Il pourrait être intéressant d’adopter une approche sectorielle. Intégrer des nuances pour essayer de décliner le décret GBCP qui prendrait en considération les différences. C’est un axe de réflexion. Peut-être aura-t-il lieu !

Services Financiers des collectivités et des établissements publics, votre activité quotidienne évolue en continu, aussi bien d’un point de vue réglementaire qu’organisationnel. Votre environnement ne cesse de se transformer sous l’impulsion d’une forte capacité d’adaptation au changement devenue incontournable. De sorte à relever ces nombreux défis il s’agit d’opter pour les bons outils.

Afin de vous aider à vous poser les bonnes questions, Eksaé vous propose une checklist inédite. Vérifiez votre bonne anticipation des enjeux au travers de 5 points d’attention.

 

Maîtriser la dépense

Depuis plusieurs années, le secteur public subit des restrictions budgétaires substantielles. Les services financiers sont mis au défi de faire plus avec moins. Dans le cas des collectivités territoriales, la décentralisation appelle l’autonomie financière. Cependant les subventions accordées par l’Etat diminuent et toute la fonction publique est impactée, en particulier le domaine médico-social.

Pour pallier ces baisses de budget, les établissements publics et les collectivités doivent s’équiper d’outils puissants et innovants. Un logiciel de gestion tel qu’Eksaé Finances offre des gains mesurables de productivité. Intégrant des fonctionnalités performantes, des tableaux de bord graphiques et des processus automatisés, il vous apporte une visibilité budgétaire nouvelle pour une analyse plus précise. Il libère du temps à vos agents qui se concentrent alors sur leurs tâches à forte valeur ajoutée et voient leur efficacité dopée. Les contrôles budgétaires intégrés à l’application, les processus de gestion et de validation personnalisables, la dématérialisation 100 % intégrée et la totale traçabilité des opérations réalisées, vous permettent de disposer d’un outil performant. Ce pour votre direction financière mais également pour les correspondants financiers des services utilisateurs de crédits.

 

Rester en conformité avec les obligations réglementaires grâce une intégration continue de celles-ci

Le secteur public est soumis à un cadre légal en constante évolution :

  • les collectivités avec le CFU (Compte Financier Unique) et la mise en place d’une nouvelle nomenclature M57,
  • les établissements publics avec la GBCP (Gestion Budgétaire et Comptable Publique).

Les organismes publics doivent continuellement s’adapter pour assurer la conformité de leurs productions comptables et budgétaires.

Conformité et évolutivité sont deux aspects clés dans le choix d’un logiciel financier. Un éditeur expert du secteur menant un travail de veille sociales et légale continue constitue le partenaire idéal. Pour aller encore plus loin et vous libérer des taches d’exploitation, faites le choix du cloud et libérez du temps pour l’essentiel. En optant pour une solution en SaaS votre éditeur se charge du paramétrage et vous assure fiabilité et sérénité.

 

Répondre aux exigences de transparence

Le gouvernement s’est fixé différents objectifs répertoriés dans le programme “Action publique 2022”. Ceux-ci visent à accélérer la transformation numérique du service public dans une quête d’optimisation de la qualité des services à la population proposés par les organismes publics. Dans cette démarche, la transparence est de mise. Via la publication des résultats de performance des collectivités et des établissements publics, une relation de confiance se tisse entre ces organisations et les usagers. Cette diffusion doit être publique et peut prendre deux formes : l’affichage physique et/ou les données numériques. Ce programme de “Transparence sur la qualité et l’efficacité des services publics” est en marche et a déjà été initié dans le département du Nord par la préfecture, plusieurs sous-préfectures, commissariats et gendarmeries.

L’open data permet d’atteindre efficacement ces objectifs. Ces données ouvertes sont accessibles à tous les usagers via une plateforme numérique. Ce procédé offre un accès illimité et une diffusion optimale à destination des usagers. Cela permet par exemple aux collectivités territoriales de publier leurs données sur des sites tels que data.gouv.fr et data.economie.gouv.fr.

Les solutions Eksaé en totale intégration avec les plateformes de l’état (Chorus, TotEM, Infocentre DGFIP) vous mettent à disposition des connecteurs intégrés afin de faciliter et d’automatiser les échanges en ligne d’informations.

 

Initier une politique de Responsabilité Sociétale vertueuse

Adopter une politique RSE s’avère bénéfique pour toute organisation et le secteur public ne fait pas exception à ce constat. Les organisations évoluent et la prise en compte des enjeux environnementaux, sociaux, économiques et éthiques dans leurs activités est de de plus en nécessaire.  La crise du Covid 19 n’a fait que renforcer les prises de conscience vers une consommation plus responsable. Aussi, sur un plan professionnel, on observe que les nouvelles générations aspirent à des pratiques alignées avec ces objectifs ainsi qu’à davantage de respect et de convivialité de la part de leur employeur. Les motivations de carrière ont changé, en 2019, 58 % des actifs affirmaient que la vision RSE d’une entreprise constitue un critère majeur dans leur choix de carrière (1).

Tant sur un plan réglementaire que compétitif, les organismes publics doivent redoubler d’efforts pour faire écho aux nouvelles valeurs impulsées par la RSE. Tendre vers la sobriété numérique, soit la démarche visant à réduire l’impact environnemental du numérique tout en tirant parti des bénéfices de la digitalisation, ouvre une voie vertueuse pour toutes les parties prenantes. Tourné vers l’avenir, le service public doit allier ses aspirations d’innovation et de modernisation à une approche responsable. Le choix d’un partenaire expert partageant cette vision est primordial pour atteindre cet objectif. Les équipes Eksaé s’engagent dès aujourd’hui et pour demain dans une politique RSE porteuse de valeurs fortes telles que la solidarité et le respect de l’environnement.

 

Sécuriser et faciliter le partage des données

Pour fonctionner avec efficacité, les services financiers des organisations publiques ont besoin de partager des informations, notamment dans le cadre de procédures de validation entre l’ordonnateur et le comptable. Ces échanges sont incontournables et consomment un temps important pour vos agents. Aussi, la fonction publique doit assurer la traçabilité de ces documents et leur conservation sur le long terme.

La dématérialisation, l’un des défis majeurs du secteur public, est la solution à cette déperdition d’énergie et à l’enjeu de traçabilité et de pérennité des informations. Facilitatrice des échanges, elle est vectrice de fluidité et de sécurité pour vos données. La digitalisation automatisée de vos documents en simplifie l’usage quotidien et leur archivage. Avec Eksaé Finances, accédez simplement à vos pièces justificatives via une bibliothèque numérique intuitive et accélérez vos processus de validation grâce à la signature électronique de documents.

Dès aujourd’hui et pour demain, les services financiers de la fonction publique doivent se tenir prêts pour mener à bien cette transformation numérique. Les organisations publiques gagnent à bien s’entourer en s’équipant sans attendre de logiciels cloud nouvelle génération, à la fois évolutifs, ergonomiques et puissants.

Eksaé, éditeur cloud français et spécialiste du service public a développé une solution novatrive pensée pour répondre à ces enjeux : Eksaé Finances.

 

Je découvre Eksaé Finances EP

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(1) Selon une enquête menée par l’ifop, l’institut d’études opinion et marketing en France et à l’international

Entré en vigueur en 2016, le décret GBCP a impacté la gestion financière et comptable de nombreux établissements publics. Les modes de fonctionnement et les habitudes de travail des agents ont évolué : nouveaux processus, évolutions du système d’information, accélération de la dématérialisation… 6 ans après la réforme, voici une infographie présentant un premier bilan de ce décret : organismes concernés, bénéfices générés, difficultés rencontrées…

Infographie GBCP

En conclusion

Jusqu’alors présenté par nature de dépenses (personnel, fonctionnement, investissement, intervention, etc.), le budget des établissements publics est aujourd’hui structuré par politique publique (sécurité, culture, santé, justice, etc.), appelée mission. Le Parlement et les citoyens disposent d’une meilleure visibilité sur l’ensemble des moyens déployés pour mettre en œuvre chaque politique de l’État.

Le décret GBCP oblige à faire figurer l’origine des recettes, offrant une vision complète et transparente des flux financiers dans les actions de l’État. Cette réforme a impliqué une refonte globale de la comptabilité des établissements publics, tant du point de vue de l’organisation interne des services et du circuit de validation, que des rôles du comptable et de l’ordonnateur. Ces changements se sont traduits par l’apparition de nouveaux besoins fonctionnels, auxquels les logiciels financiers nouvelle génération ont su répondre avec  efficacité.

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*EPIC : Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial
**EPA : Établissement Public à caractère Administratif

Le service public fait face à des transformations importantes dans sa gestion financière et budgétaire. Dans le cadre de ces évolutions, comment bien choisir sa suite logicielle pour optimiser sa gestion financière ? 

 

Près de 700 établissements publics sont touchés par un bouleversement interne de leur service financier dû à l’application de la GBCP. Cette obligation réglementaire implique :

  • Le passage du plan comptable budgétaire à la gestion en AE/CP,
  • L’évolution du cadre d’intervention de l’ordonnateur et du comptable…

Eksaé a pensé une solution performante répondant aux enjeux évolutifs des établissements publics. Eksaé Finances Etablissements Publics offre ainsi une fiabilité renforcée et une productivité accrue, au travers d’une expérience utilisateur pensée pour une prise en main quotidienne simplifiée. 

Infographie Finances EP

Pour en savoir plus sur cette solution de gestion financière nouvelle génération, découvrez une plaquette dédiée (captures d’écran, bénéfices…) : 

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Dire que les finances publiques concentrent toutes les attentions est un euphémisme. Le partage des  informations se renforce en vue de garantir une transparence auprès des institutions et des citoyens. La fonction Finances dans les collectivités et établissements publics intègre ces nouveaux enjeux . Avec l’essor du numérique (dématérialisation des services, etc.), la traçabilité des processus financiers est devenue un sujet prioritaire pour chaque direction financière. Entre obligations réglementaires, fonctionnement technique et nouveaux usages, Eksaé dresse pour vous l’état des lieux de la traçabilité des processus financiers dans le service public.

Traçabilité : se poser les bonnes questions

Des obligations concernant la traçabilité s’imposent aux établissements publics par le biais de la réforme Gestion Budgétaire et Comptable Publique (GBCP). Les collectivités sont aujourd’hui soumises aux mêmes obligations légales. Cet impératif ne doit pas être perçu comme une contrainte, il offre l’opportunité de mettre en place sereinement un projet novateur au sein du service financier d’une collectivité. A date, les exigences de la traçabilité ne sont pas appliquées par l’ensemble des collectivités. Ces dernières se concentrent principalement sur le suivi des documents et non des processus financiers dans leur globalité.

Et pourtant, tout l’intérêt résulte dans la connaissance de l’ensemble du cheminement. Qui a fait quoi, quand ? La personne était-elle habilitée à le faire à ce moment-là ? Qui a reçu la pièce dématérialisée une fois que cette dernière a été validée ? A quelle date ? A-t-elle été réceptionnée par le bon utilisateur ? L’objectif consiste à restituer à bon escient des informations permettant d’accélérer la performance et de sécuriser la gestion financière.

 

Traçabilité : de la pièce au cycle de vie

Au sein du service financier d’une collectivité, la traçabilité concerne l’ensemble des pièces de gestion du quotidien : les factures, les bons de commande, les attestations du Service Fait, les mandats, les titres de recette, etc. Mais au-delà du contenu de chaque pièce, c’est l’action associée à la pièce qu’il faut tracer (qui a saisi ? qui a validé ? qui a réceptionné ? quand cette action a été réalisée ?).

Assurer une traçabilité optimale, c’est faire coexister plusieurs paramètres : la pièce justificative, les workflows métiers, les habilitations des utilisateurs ou encore les circuits de validation. Le cycle de vie complet d’un document devient accessible. C’est tout l’écosystème financier de la collectivité qui s’en trouve impacté.

 

Traçabilité des processus financiers : une opportunité aussi bien externe qu’interne

Très souvent, la traçabilité des processus financiers est évoquée par les collectivités pour se prémunir d’un contrôle, qu’il provienne de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) ou d’un contrôleur de gestion en interne. Cependant, les services financiers gagneraient à agir de manière proactive. Certes, l’un des objectifs de la traçabilité est de justifier les actions menées au sein de la collectivité, le cas échéant. Ceci étant dit, elle constitue également un formidable outil de gestion du quotidien !

La traçabilité des processus financiers est autant un moyen qu’un bénéfice de la révolution numérique en marche dans le secteur public.

Avec les solutions de gestion les plus modernes, toutes les informations relatives au cycle de vie d’une pièce ou d’une procédure sont centralisées et accessibles aux utilisateurs à tout moment. L’échange, la mise à jour et la parution des informations sont automatisés. Des alertes peuvent également être mises en place pour connaître l’avancée du cycle de vie d’une pièce en temps réel. Tout est mis en place pour fluidifier la gestion financière au quotidien. Il serait dommage de s’en priver.

S’ajoute à cela l’expérimentation sur la certification des comptes, actuellement en cours dans le secteur public, dont l’exigence s’appuie sur une traçabilité complète des processus. Se préparer à cette évolution offre l’opportunité de repenser aux processus financiers de façon proactive.

Votre service souhaite optimiser la traçabilité de ses processus financiers ?

Nos experts se proposent de vous accompagner dans votre réflexion.

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