L’état français a engagé une démarche de construction d’une plateforme pour regrouper l’ensemble des services publics numériques. Cette démarche est orchestré par la Direction Interministérielle du Numérique et des Systèmes d’Informations et de Communication (DINSIC). Il s’agit ni plus ni moins que d’organiser les systèmes d’informations des administrations de façon cohérente pour permettre une circulation de l’information entre eux, mais aussi des points d’accès centralisant un ensemble de services émanant possiblement de différentes administrations et garantir une bonne accessibilité en ligne pour les usagers.Au final, l’objectif visé est que l’usager qui entreprend une démarche en ligne sera accompagné. Si l’on prend par exemple une demande de prestation ou le signalement d’un déménagement, l’usager verra sa requête facilitée et son parcours simplifié grâce via les processus automatisés suivants :

  • Identification unique par l’administration ;
  • Récupération sécurisée des informations personnelles déjà connues par l’administration (état-civil, famille, revenus, etc.) ;
  • Diffusion et notification de sa démarche auprès des différentes administrations sans nécessité de se connecter aux différents sites.

Pour arriver à ce résultat, la DINSIC définit les principes d’une plateforme de l’état à laquelle les services informatiques des différentes administrations contribuent. Concrètement, la DINSIC a créée des référentiels que les différentes administrations doivent respecter dans le développement de leurs services numériques. Ces référentiels sont les suivants :

  • Un référentiel d’interopérabilité qui permet aux concepteurs d’interfaces de programmation (API : ensemble normalisé de classes, de méthodes ou de fonctions qui sert de façade par laquelle un logiciel offre des services à d’autres logiciels) de s’appuyer sur les mêmes protocoles d’échanges pour faire transiter les données entre les administrations ;
  • Un référentiel d’accessibilité pour garantir une bonne qualité d’utilisation finale aux usagers ;
  • En outre, chaque administration peut offrir des interfaces utilisables par les autres administrations. On parle d’API pour exposer les données nécessaires. Et la DINSINC référence les interfaces disponibles dans un « magasin » virtuel dans lequel les intéressés peuvent piocher.

En parallèle au travail de la DINSIC, c’est la plateforme France Connect (lien vers l’article France Connect) qui offre le mécanisme d’identification et d’authentification qui permet à l’usager d’être reconnu par l’ensemble des administrations parties prenantes dans sa démarche.L’Etat plateforme s’applique à tous les domaines du secteur public : santé, social, fiscalité, titres d’identité, petite enfance, etc. Il couvre la fonction publique étendue : administration centrale, territoriale et hospitalière ; et prévoit à terme de s’ouvrir aux entreprises semi-publiques et à certains acteurs privés (via la fourniture des justificatifs de domicile par exemple).Pour les plus curieux, la DINSINC anime un site qui centralise les informations sur les travaux en cours de l’Etat plateforme (groupes de travail, conférences, retours d’expérimentation, etc.) qui permet l’accès aux ressources techniques (documentation, API, référentiels, etc.) à tous les citoyens souhaitant s’approprier le sujet plus en profondeur.

Si votre collectivité souhaite en savoir plus sur les plateformes collaboratives, n’hésitez pas à nous contacter !

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La loi NOTRe du 7 août 2015 est principalement reconnue pour la réorganisation du millefeuille territorial et la redistribution des compétences qu’elle implique. Pourtant, tout un pan de la loi NOTRe concerne spécifiquement les dépenses publiques et les « dispositifs destinés à assurer la régularité, la sincérité et la fidélité des comptes des collectivités territoriales et de leurs groupements ». Preuve de cet élan législatif en faveur de la transparence des données financières, l’expérimentation de la certification des comptes du secteur public local, à laquelle 25 collectivités vont participer à partir de 2017.

Une expérimentation au long terme

Suite à un appel à candidature auquel plus de 50 collectivités ont répondu, un panel de 25 d’entre elles a été retenu par le Ministre de l’Economie et des Finances, le Ministre de l’Aménagement du Territoire, de la Ruralité et des Collectivités Territoriales et le Ministre de l’Intérieur, pour participer à l’expérimentation (arrêté ministériel publié au Journal Officiel du 17 novembre 2016). Seront représentées dans l’échantillon, des collectivités de toutes tailles et de toutes catégories, afin de bien prendre en compte toutes les spécificités des collectivités françaises. L’expérimentation en elle-même s’étalera sur plusieurs années, avec des travaux qui débuteront dès le début de l’année 2017, un premier exercice de certification en 2020, et un bilan prévu en 2022 en vue d’une éventuelle suite législative. A noter que la certification des comptes n’est pas une nouveauté pour le secteur public ; l’Etat, les opérateurs de l’Etat et les Organismes de Sécurité Sociale y étant déjà soumis.

Le coup d’envoi d’une démarche de qualité comptable

Il est important de distinguer deux notions : la qualité comptable et la fiabilité des comptes. La démarche de qualité comptable se met en place en parallèle de la démarche de contrôle. Elle est l’action du quotidien : le bon respect des processus et des normes, la formation des agents, la maîtrise des outils, etc. La qualité comptable est un levier pour rationaliser et optimiser la gestion. La démarche de fiabilité, elle, est plus « ponctuelle ». Elle tamponne à un instant donné la véracité des données financières. La démarche de fiabilité a un coût, notamment en termes de temps (revue des processus, sensibilisations, audit interne, contrôle, etc.) mais elle assure des gains importants 😕 Maîtrise des coûts : suppression des coûts de désorganisation liés aux dysfonctionnements ;? Décision facilitée : outils de pilotage plus fiables car basés sur des données vérifiées ;? Transparence optimale : valorisation exacte et justifiable des données financières.

La dématérialisation au service de la transparence financière

« Avec la dématérialisation, l’ordonnateur et le comptable ont une occasion unique de revoir leurs processus de traitement des dépenses, dans un souci d’efficacité et de qualité comptable », précise la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP). L’entité publique peut limiter les coûts de gestion de ses dépenses et améliorer ses relations avec les fournisseurs. Mais pour bénéficier réellement des opportunités de la dématérialisation, chaque partie prenante doit s’engager et l’ensemble de la chaîne de traitement doit être concernée (pièces de dépenses, ordres de payer, mandats de dépense, pièces justificatives, factures, etc.). Les circuits de validation doivent être eux aussi repensés pour faciliter la collaboration, la réactivité et la traçabilité des opérations, au travers notamment de la mise en place de signatures électroniques. C’est un véritable écosystème complet qui doit bénéficier à tous.La numérisation des documents financiers, et plus globalement de la chaîne comptable et budgétaire, doit respecter différentes conditions notamment en termes d’archivage (traçabilité, intangibilité, etc.). C’est pourquoi, se faire accompagner par un expert de la transformation numérique est nécessaire pour les collectivités souhaitant franchir le cap et bénéficier pleinement des opportunités de la dématérialisation.

Votre service Finances souhaite en savoir plus ? Chez eksaé Public, nous éditons des solutions de Gestion Financière modernes qui prennent en compte nativement les nouveaux usages de dématérialisation.

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Le service RH de votre collectivité ou de votre établissement public doit aujourd’hui relever le défi de la « déferlante digitale ». Evolution ? Révolution ? Transformation ? Mutation ? Peu importe le terme employé, les DRH sont bien conscients que la mise en œuvre de leur métier au quotidien est face à une remise en cause majeure. Au-delà des aspects techniques, des innovations, ou encore des nouveaux usages que la révolution numérique implique, c’est avant tout une aventure collective qui attend les services RH. Le DRH du secteur public est le moteur de cette révolution, et la réussite de celle-ci passe par un changement organisationnel profond et une prise de conscience globale.

La révolution numérique à tous les étages

Si la facilité consiste à dire que la révolution numérique est une histoire de technologie, la vérité est toute autre. Tous les acteurs d’un organisme public sont concernés : DSI, Direction Générale et services métiers. La coopération est le prérequis indispensable pour que la révolution numérique apporte des bénéfices globaux à l’organisme. Au sein de cet écosystème, le DRH est un pilote du changement incontournable. En effet, le service RH a vocation à définir de nouvelles organisations, à développer les compétences des agents, à prévenir les risques humains liés à la transformation, etc. Le service RH est la clé de voûte d’un changement serein et maîtrisé.

Qui dit révolution dit modernisation

Bulletins de paie, évaluation, recrutement, demandes de congés décentralisées, accès aux données sociales, formations : la dématérialisation impacte directement toutes les composantes du service RH. La dématérialisation est la première marche vers la digitalisation. Mais repenser la technique de mise en œuvre des processus RH ne suffit pas, la modernisation passe aussi par une évolution des compétences des équipes RH elles-mêmes. Des compétences non seulement opérationnelles, mais aussi et surtout organisationnelles, avec le renforcement de la culture collaborative par exemple.

1+1=3 : une intelligence collective à développer

Les services RH des organismes publics sont les garants de l’intelligence collective. Ils doivent s’imprégner de la transformation digitale pour renforcer et généraliser l’esprit collaboratif, et développer le talent de chaque agent pour maximiser la performance collective. En ce sens, le numérique est une réelle opportunité. Les SIRH modernes permettent une personnalisation maximale des prestations RH (carrière individualisée, assistance personnalisée, parcours de formation adapté, etc.), ce qui améliore le bien-être des agents.

Une seule et unique révolution, vraiment ?

Mondialisation, développement accéléré des nouvelles technologies, nouveaux outils de communications, notre société est entrée dans une nouvelle ère. Comme le suggère John Seely Brown, chercheur américain spécialisé dans l’étude des organisations : « Nous ne vivons pas une simple transition ; nous entrons dans un monde en transition permanente ». La performance durable d’une collectivité ou d’un établissement public est intimement liée à sa capacité d’adaptation continue. En d’autres termes, au degré d’intelligence collective de son capital humain. Les DRH ont ainsi un réel défi à relever face à la transformation digitale, et celui-ci ne pourra être relevé qu’en ?uvrant de concert avec l’ensemble des parties prenantes de l’organisme public.

Votre service RH se questionne sur la transformation digitale ?

Vous souhaitez savoir comment la dématérialisation peut profiter à votre organisme public ? Contactez-nous, un expert RH eksaé Public sera ravi d’en discuter avec vous !

Prendre contact

« La question aujourd’hui n’est plus de savoir si c’est possible, mais quand vous serez victime de pirates informatiques ». Cette phrase choc a été prononcée par Max Klaus, un expert en sécurité réputé. Elle résume bien l’enjeu à venir en termes de sécurité pour les organismes publics gérant des données personnelles sensibles. Le règlement européen de 2018 accentue encore la responsabilité des collectivités vis-à-vis des données personnelles en imposant une obligation de résultats via la mise en place de procédures de documentation et de sécurité. eksaé Public vous en dit plus sur la nouvelle réglementation et les bonnes pratiques à adopter !

Ce que dit la loi

La loi pour la République Numérique (applicable en 2017) et le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) qui entrera en vigueur en 2018, ont pour objectif de mieux protéger les données à caractère personnel, et in fine la vie privée des citoyens. Cela passe par la mise en place de plusieurs mesures qui impactent directement les collectivités : l’augmentation du montant des amendes pour ceux qui ne respectent pas la loi Informatique et Libertés de 1973, l’obligation de se doter d’un Délégué à la Protection des Données (DPO), l’instauration d’un système de contrôle a posteriori (contre un système de contrôle a priori effectué par la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) actuellement), ou encore la réduction du délai de réponse à un usager.

Les particularités du secteur public

Il existe des particularités compte tenu des obligations légales (tel l’état-civil) et des missions de service public (comme l’action sociale) dont les collectivités sont chargées. Au niveau de la collecte par exemple, le consentement de l’administré n’est pas forcément obligatoire. Pour les déclarations à la CNIL, un nombre important de procédures simplifiées, voire d’exonérations existent (par exemple pour la gestion des crèches et des centres aérés). S’agissant de l’utilisation même des données, les listes électorales peuvent être utilisées sans formalité pour toutes communications municipales et politiques.

La proactivité des collectivités

L’Etat a fait un effort considérable pour faciliter aux administrés l’accès numérique à ses différents services. Mais cette jeune République Numérique implique une sécurité accrue dans le traitement des données. Les collectivités ne sont pas seules pour se mettre à niveau, mais doivent amorcer par elles-mêmes un pré-inventaire des données dont elles ont la charge. Pour accompagner les collectivités dans leur démarche, la CNIL met à disposition sur son site internet (https://www.cnil.fr/professionnel) de nombreux outils (grilles d’analyse, guides pratiques, label, etc.). Ces outils permettent aux collectivités de faire un audit de leur documentation actuelle et de leur processus existant, afin de mettre en évidence les efforts restants à faire pour se conformer aux exigences de la nouvelle réglementation.Les responsables des collectivités sont aujourd’hui à un tournant dans la gestion des données personnelles. Même si l’obligation légale fixée à 2018 peut paraître lointaine, c’est dès à présent qu’il faut vérifier les bonnes pratiques du quotidien afin d’anticiper les prochaines étapes.

eksaé Public, en tant qu’expert de la transformation numérique, peut vous conseiller sur ces sujets.

Prenez contact !

Et vous, vos données personnelles elles sont sécurisées ?

 

La sécurité des systèmes informatiques est l’affaire de tous ! Halte aux mots de passe trop simples ou utilisés sur plusieurs comptes ! Suivez les 4 astuces suivantes pour naviguez en toute sécurité :

 

? Mon mot de passe contient au moins 12 caractères et 4 types différents (minuscules, majuscules, chiffres et caractères spéciaux);? Mon mot de passe ne dit rien de moi. Je préfère l’aléatoire au nom de mon chien;? Mon mot de passe est unique sur chacun de mes comptes. Je stoppe l’hémorragie en cas de piratage;? Mon mot de passe n’est inscrit nulle part (ni enregistré sur mon navigateur).

 

Vous êtes en manque d’inspiration ? La CNIL met à votre disposition un générateur de mot de passe sécurisé et facile à retenir !

A vous de jouer !

https://www.cnil.fr/fr/generer-un-mot-de-passe-solide

Big Data par-ci, Big Data par-là, ces dernières années le Big Data (et la Data plus généralement) est le terme à la mode. Mais qu’en est-il concrètement pour vous, professionnels des RH du secteur public ? En quoi cette énorme masse de données peut-elle être une opportunité pour votre métier ? Chez eksaé Public, nous pensons que le Big Data va totalement bousculer la gestion des carrières et dynamiter le monde du recrutement dans le secteur public. Nous vous expliquons pourquoi.

Un pilotage plus fin

Depuis toujours, les collectivités et les établissements publics collectent les données de leurs agents sans nécessairement les exploiter pour anticiper et prendre les bonnes décisions. Les DRH mettent en œuvre des recrutements conformes à la politique du mandat en cours, à leurs expériences et aux valeurs mises en avant par l’organisme public. Or, ces décisions sont cruciales quand on sait que les rémunérations des agents peuvent représenter jusqu’à 60% des dépenses totales de certaines collectivités. Le service RH doit saisir l’opportunité offerte par le Big Data pour optimiser le pilotage et la prise de décision, en se basant sur des données concrètes et vérifiées. Le Big Data accélère la performance, améliore la connaissance, et permet la prédiction.

Un processus de recrutement plus ciblé

Une des applications les plus avancées du Big Data dans les RH aujourd’hui, est l’amélioration du processus de recrutement. Les DRH ont la possibilité d’être plus analytiques et stratégiques dans leurs recrutements. Tout en respectant les règles de confidentialité, le Big Data permet de croiser les bases de données de CVs en ligne, d’analyser des millions de messages de blogs, de commentaires, pour comprendre où se trouvent les experts ou les futurs experts d’un secteur. Les profils sociaux sont analysés en quelques secondes et facilitent la suggestion d’offres aux personnes potentiellement intéressantes. Les technologies du Big Data ont fait progresser la capacité d’une collectivité ou d’un établissement public à prédire quand et comment elle devra approcher les talents potentiels. Avec le Big Data, on sait quelles annonces généreront le plus de candidatures, à quel moment précis les candidats seront les plus susceptibles de répondre, etc. Toutes les données récoltées via le Big Data permettent aussi aux services RH de mieux comprendre les attentes des candidats et ainsi positionner efficacement leur marque employeur.

Une évolution interne plus cohérente

Le Big Data recèle un autre avantage, en ce qui concerne la gestion du capital humain en interne et le développement des compétences des agents. Le Big Data offre d’infinies capacités de modélisation prédictive des besoins futures en termes d’évolutions des métiers. Ainsi, il est possible de déterminer par exemple quels sont les profils capables d’évoluer à court ou moyen terme, et surtout vers quels types de fonctions. La modélisation de telles trajectoires permettent aux services RH de mieux se projeter en tenant compte du temps nécessaire à la formation à de nouvelles compétences ainsi que de la disponibilité des ressources actuelles.

Le Big Data vous interpelle ? Votre service RH souhaite en savoir plus ? Contactez-nous, un expert RH eksaé Public sera ravi d’en discuter avec vous

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L’évolution du métier des Directions des Ressources Humaines dans le secteur public est évidente. Les nouveaux enjeux territoriaux et digitaux obligent les DRH à adapter leur mode de travail. Entre les métiers qui émergent, les attentes élevées des nouvelles générations en termes de qualité de travail, ou les usages modifiés par les nouvelles technologies, les DRH doivent maîtriser de nouveaux facteurs clés de succès. eksaé Public vous liste 10 bonnes pratiques du DRH moderne !

1. Intégrer la qualité de vie au travail en tant qu’enjeu social

La qualité de vie au travail est un sujet central pour les DRH et les chefs de services. Elle est étroitement liée aux processus RH déployés dans les organismes publics et de ce fait nécessite une attention particulière. En effet, elle sert aussi bien à accompagner les agents dans leur environnement quotidien qu’à faciliter la mutation vers les usages digitaux.

2. Effectuer une veille permanente pour suivre les évolutions de statut

Cette veille régulière doit être liée à l’évolution de la législation en identifiant toute nouvelle disposition juridique ou nouveau texte de droit. L’information doit avoir une pertinence juridique pour être diffusée auprès de toutes les parties prenantes. L’information doit être diffusée uniquement après analyse et elle doit préciser les différents impacts sur les processus de travail.

3. Utiliser l’évaluation comme un levier de performance

Aujourd’hui, l’évaluation est partout, et le monde du travail n’échappe pas à la règle. Les évaluations font partie intégrante du dispositif de recrutement et de formation, ainsi que du développement des nouvelles compétences. Une évaluation bien menée peut devenir un véritable levier de réussite pour l’organisme public comme pour les agents.

4. S’appuyer sur la mobilité autant que possible

A l’évidence, oser la mobilité nécessite un brin de confiance en soi. Une fois franchi ce cap, il s’avère évident que favoriser la mobilité est la bonne décision. Un organisme public qui a la volonté d’accompagner ses agents dans cette mutation professionnelle est un organisme qui démontre sa flexibilité et son agilité.

5. Utiliser la nouvelle réglementation sur le télétravail comme une opportunité organisationnelle

Le télétravail est une pratique qui tend peu à peu à se développer au sein des organismes publics. Ce nouveau mode de travail peut être une opportunité pour certains métiers. Il présente l’avantage d’apporter des réponses à des attentes diverses liées par exemple à l’amélioration de la qualité de vie, la recherche de gain de temps ou encore la sensation de liberté. Un agent heureux est un agent productif.

6. Transformer le service social pour prendre en compte la dématérialisation

Pour les organismes publics, la dématérialisation est aujourd’hui incontournable. Les solutions de gestion nativement Web sont devenues des relais de croissance et de performance. L’intégration des documents numérisés dans les systèmes d’information se banalise, l’archivage et le classement des informations sont effectués grâce à des outils de Gestion Electronique de Documents (GED) intégrés et plus personne ne doute de la pertinence du retour sur investissement.

7. Donner à chacun les accès à son dossier et à ses données

L’employeur doit disposer d’un certain nombre de données pour gérer le personnel et sa carrière professionnelle. Un organisme public se doit donc de disposer d’un système de stockage et de consultation des données relatives à ses agents. Ces données peuvent être aujourd’hui facilement partageables et accessibles car le secteur public est confronté à une importante vague de déconcentration d’activités. Les structures fédératrices deviennent, dans un tel schéma, de véritables gestionnaires pour les collectivités affiliées.

8. Anticipez et pilotez les RH de la collectivité

Le pilotage RH constitue premièrement un objet du dialogue social, plus ou moins formalisé et récurrent selon les organismes publics. Mais il répond surtout au besoin de développer une vision stratégique à plus ou moins long terme. Les organismes publics sont soumis à des contraintes de plus en plus nombreuses les obligeant à piloter dynamiquement leurs activités. L’essor de la Business Intelligence, qui apporte des tableaux de bord dynamiques en temps réel, est, en ce sens, une véritable opportunité pour avoir à disposition des données pertinentes et adaptables en fonction des besoins de chacun.

9. Intégrer les attentes de la génération Y

On entend que la génération Y peut avoir des difficultés à s’intégrer au monde du travail. D’un autre point du vue, les organismes publics peuvent avoir des difficultés pour intégrer la génération Y dans le moule professionnel : impatience, infidélité, remise en cause de l’autorité, etc. Mais ce qui aidera les employeurs du secteur public à mieux intégrer ces « digital natives », c’est de comprendre leurs attentes et d’amener de la flexibilité et de l’agilité, avec les usages numériques dans les métiers.

10. Insuffler de nouvelles méthodes autour des portails collaboratifs

Le DRH doit insuffler de nouvelles méthodes autour du collaboratif, de la curation, de la valorisation, ou encore de la recommandation. Tout l’intérêt du collaboratif est de gagner en transversalité et en réactivité, partager des bonnes pratiques afin d’être performant, capitaliser, innover, rester en veille ou bien se former. Mais le plus difficile reste à convaincre les individus de s’en emparer. En effet, les outils ne sont qu’un levier, ce ne sont pas eux qui collaborent? les plateformes collaboratives sont au service d’un meilleur échange humain !

Votre service RH est à la recherche d’un SIRH moderne pour accompagner la transformation de votre collectivité ou votre établissement public ? Nous pouvons vous aider.

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La fonction RH a une dimension stratégique au sein des organismes publics. Afin de valoriser au mieux le capital humain, les services RH sont à la recherche d’un Système d’Information des Ressources Humaines (SIRH) toujours plus performants. Face aux nouveaux enjeux organisationnels et digitaux, certains SIRH historiques semblent désormais archaïques et ne peuvent accompagner les organismes publics dans leurs nouveaux usages. Le SIRH innovant entre dans l’ère du collaboratif et transcende le service RH afin de fournir des données et des informations toujours plus précises aux décideurs et aux agents. Parcourons ensemble 9 raisons de choisir un SIRH innovant pour votre service RH !

1- Je veux un accès facilité à mes fonctionnalités favorites en fonction de mon profil

Un SIRH innovant propose une large couverture fonctionnelle tout en gardant un aspect modulaire et personnalisable : paie, gestion des temps et activités, recrutement, carrière, compétences, formation, workflow, GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences), etc. Et tout cela en facilitant la dématérialisation des pièces et des processus de travail. Votre espace de travail est paramétré pour vous faire gagner du temps. Que diriez-vous d’un SIRH intelligent qui évolue en fonction des temps forts de votre activité, avec par exemple la mise en avant des fonctionnalités de paie en fin de mois ?

2- Je veux une solution accessible partout et à tout moment

Un SIRH innovant fait la part belle à l’accessibilité. Face à l’évolution des modes de travail, de plus en plus d’agents travaillent sur plusieurs sites ou dans certains cas en télétravail. Le mode SaaS (Software As A Service) pour votre SIRH est la réponse évidente à ce nouvel enjeu en termes de flexibilité. Le SaaS permet d’accéder au logiciel à distance sous forme d’un service hébergé. Ainsi, chacun peut, depuis un simple navigateur Internet, avoir accès à l’ensemble des outils de travail et des fichiers dont il a besoin au quotidien pour effectuer sa mission.

3- Je veux pouvoir disposer d’outils collaboratifs pour mieux partager

Un SIRH innovant fonctionne comme un véritable portail en ligne, autour duquel s’articule l’ensemble des workflows métier. Les informations sont ainsi partagées et vérifiées à plusieurs niveaux pour, in fine, aboutir à des données on ne peut plus qualitatives. Le collaboratif permet aux agents de créer, de partager et de modifier des fichiers de travail en temps réel et d’optimiser les interactions entre les services.

4- Je veux utiliser la dématérialisation comme un relais de croissance

Pour les organismes publics, la dématérialisation est aujourd’hui incontournable. Un SIRH innovant est nativement Web et se met au service de la performance. L’intégration des documents numérisés dans le système d’information se banalise, l’archivage et le classement des informations sont effectués grâce à une Gestion Electronique de Documents (GED) intégrée et plus personne ne doute du retour sur investissement de ces nouveaux outils.

5- Je veux un SIRH capable de communiquer avec son environnement

L’interopérabilité d’une solution de gestion métier est un enjeu majeur pour les Directeurs des Systèmes d’Information (DSI). En effet, l’idée est aujourd’hui de créer de véritables écosystèmes de gestion complets. Regroupements de systèmes d’information suite à une fusion, nouveaux projets internes, nouvelles technologies disponibles sur le marché : les raisons ne manquent pas pour justifier l’interopérabilité. Les services RH ont une multitude de domaines à gérer pour leurs agents, des domaines qui parfois sont très spécifiques et nécessitent un logiciel de gestion externe. Un SIRH innovant, capable de communiquer avec l’extérieur et sur lequel on peut greffer, sans restriction technique, des solutions externes, est un véritable atout.

6- Je considère la déconcentration comme une opportunité stratégique

La déconcentration administrative constitue l’un des axes stratégiques majeurs de la modernisation de l’Etat et devient inévitable avec la mise en œuvre progressive de la Loi NOTRe. Elle nécessite la mise en place de référentiels, de procédures communes ou encore de guides pratiques. Ce sont tout simplement l’ensemble des processus de travail qui doivent être repensés, et en cela un SIRH innovant favorisant le collaboratif est d’une aide précieuse. L’accès à un portail en ligne, accessible aux différentes parties prenantes selon leurs besoins spécifiques, permet de fluidifier la transmission de l’information et de placer chacun des collaborateurs au c’ur d’un dispositif évolutif.

7- Je souhaite assurer la confidentialité de mes données

La sécurité des données est aujourd’hui une priorité face aux nombreuses menaces extérieures. Les organismes publics ont une responsabilité légale de confidentialité vis-à-vis des données de leurs agents, mais au-delà de ça, envers les citoyens. Ce sont bien les données propres à l’organisme qui doivent être protégées. Un SIRH innovant fonctionnant en mode SaaS est un parfait rempart contre les mauvaises pratiques en termes de sécurité de données car le mode SaaS fonctionne selon des normes et des règles très strictes qui ne peuvent être contournées.

8- Je souhaite avoir un bilan détaillé et personnalisable de mon activité

Afin de piloter efficacement les actions menées par le service RH, il est indispensable de mettre en place un système de mesure de la performance. A tout moment, votre service RH doit être capable de démontrer l’impact des actions menées sur la création de valeur de votre organisme public. Un SIRH innovant vous fournit des tableaux de bord complets et lisibles, facilement exportables pour vos présentations. Disposer d’indicateurs de suivi prêt à l’emploi est aussi une nécessité désormais, tout simplement pour mesurer les évolutions en temps réel et pouvoir apporter des actions correctives au besoin. Le SIRH innovant est le bras droit des directions RH, il facilite les arbitrages en mettant à disposition des reporting clairs et complets.

9- Je veux disposer d’une solution flexible et évolutive

Le SIRH doit évoluer en même temps que votre service RH. Un SIRH innovant vous donne la possibilité d’ajouter ou de supprimer des fonctionnalités ou des modules en fonction des nouveaux besoins. Il est mis à jour régulièrement, et cela de manière automatisée grâce au mode SaaS. Un SIRH innovant, reste quoiqu’il arrive, et sans intervention de votre part, totalement en adéquation avec les nombreuses évolutions légales RH.

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Découvrir

L’Etat a inauguré officiellement le 29 juin 2016 le service France Connect. L’objectif ? Simplifier et accélérer les démarches administratives grâce à un dispositif de confiance qui permet de garantir l’identité d’un usager, et lui offrir un accès universel à l’ensemble des administrations en ligne. L’identité numérique de chaque citoyen est sécurisée et authentifiée, ce qui est un véritable gain de temps et d’efficacité pour tous. Explications.

Un leitmotiv : fédérer les identités numériques pour gagner en simplicité

France Connect, en permettant de se créer une identité numérique unique et vérifiée, offre des perspectives très encourageantes tant pour l’administration que pour les citoyens à l’heure de la simplification administrative. Les usagers ayant créé leur profil n’ont plus besoin de remplir de façon redondante des formulaires lors de leurs connexions à de nouveaux services publics en ligne. A terme, l’idée est que le citoyen n’ait plus qu’un seul identifiant et mot de passe à retenir pour se connecter à l’ensemble des services publics dématérialisés. Grâce à l’authentification unique (SSO ? Single Sign-On), la navigation dans les services publics en ligne est plus aisée et sereine pour les citoyens.

Un confort d’utilisation pour le citoyen

Concrètement, France Connect s’occupe de tout à partir du moment où le citoyen a créé et fait authentifier son identité numérique. C’est France Connect qui gère la partie technique et la communication des données avec les différentes administrations en ligne. L’internaute se connectant sur un service en ligne verra, lui, simplement apparaître un bouton France Connect lui suggérant plusieurs sources d’identifications possibles (pour le moment La Poste, la DGFIP ou encore Améli sont disponibles). En sélectionnant un de ces comptes, l’usager sera automatiquement reconnu par le service en ligne. France Connect permet ainsi de se connecter auprès d’une administration que l’usager ne connaît pas sans créer de compte : les données nécessaires à la création du compte sont récupérées directement auprès de la source d’identification choisie via France Connect.

Un très haut niveau de sécurité assuré par la plateforme

La création d’une identité unique regroupant l’exhaustivité des données personnelles implique une fiabilité extrême de la plateforme France Connect. Pour assurer un très haut niveau de confidentialité, France Connect impose plusieurs mesures parmi lesquelles l’obligation de choisir un mot de passe complexe (respectant les préconisations de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). En ce qui concerne la gestion des données personnelles, France Connect joue le rôle de tiers de confiance. La plateforme ne communique aux administrations que les données nécessaires à la reconnaissance de l’identité pivot (nom, prénom, date de naissance, sexe, lieu et pays de naissance). L’utilisateur garde totalement le contrôle sur les données qui circulent entre le fournisseur de services et les fournisseurs d’identité, et peut autoriser ou non l’accès à ses données. De plus, pour assurer une transparence optimale, l’usager est notifié lorsque les échanges de données le concernant sont effectifs.Le développement de France Connect s’inscrit pleinement dans le projet d’Etat-plateforme mis en place par le législateur depuis quelques années. France Connect, c’est la technologie, au travers de la dématérialisation et du collaboratif, mise au service des citoyens.

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100 millions. C’est le nombre colossal de factures émises chaque année dans le secteur public. Cette manne de documents à traiter, à analyser et à échanger, implique de disposer de ressources importantes (en termes de budgets, d’effectifs, de compétences, ou encore d’outils) au sein des services financiers des organismes publics. Face à ce constat, l’Etat a engagé une réflexion globale sur la transformation des services publics. Ces derniers doivent bénéficier des riches opportunités offertes par les nouvelles technologies pour optimiser leur gestion, et in fine améliorer le service rendu aux citoyens. Exemple concret de digitalisation du secteur public : la dématérialisation des factures obligatoire via le portail en ligne officiel Chorus Pro. Mais au-delà de l’obligation réglementaire, que va apporter cette dématérialisation aux différentes parties prenantes de la facturation ?

L’efficacité opérationnelle

En dématérialisant les factures, les agents des services finances des collectivités et des établissements publics fluidifient considérablement leur processus de facturation. Le traitement des pièces est facilité et le gain de temps est non négligeable. Les délais de règlements sont réduits et surtout, face à un législateur qui demande toujours plus de transparence et de fiabilité, le suivi et la traçabilité des factures sont bien plus sécurisés grâce à la dématérialisation. Les agents ont une meilleure lisibilité et compréhension des informations, ce qui facilite les échanges.

Les gains financiers

La dématérialisation apporte des économies significatives pour les services qui traitent des factures. Selon une étude de GSI France datant de 2014, l’économie sur une facture émise se situe entre 3 et 5 euros, et aux alentours de 6 euros pour une facture reçue. Ces gains sont importants car la dématérialisation agit sur l’ensemble des coûts de base d’une facture papier : fini les matières premières, fini les impressions, fini les espaces de stockage et fini les coûts de transport !

L’action environnementale

La dématérialisation épouse parfaitement la prise de conscience environnementale de ces dernières années. En effet, dématérialiser son processus de facturation signifie de ne plus utiliser de papier et de ne plus avoir recours aux transports. Mettre en place cette nouvelle pratique permet de changer les usages et ainsi réduire la consommation d’énergie et diminuer le rejet de CO2. Un atout de plus pour dès à présent lancer sa mutation !

Avec la loi de République Numérique en ordre de marche, c’est la politique d’Open Data qui se démocratise. La mission Etalab, créée en 2011 au sein des services du Premier ministre, a enclenché la mise en œuvre de l’Open Data en France. Mais de nombreuses autres mesures ont été adoptées depuis : gratuité des données publiques, obligation de dépôt des données pour les collectivités locales de moins de 3 500 habitants d’ici octobre 2018, etc. Où en est-on ? Et à quoi s’attendre dans les prochains mois ? Bilan et perspectives.

Des pratiques peu ancrées dans les collectivités

Le service public de la donnée concerne uniquement les données de référence, autrement dit celles réutilisées fréquemment. L’obligation pour octobre 2018 par exemple, concerne les données disponibles sous forme électronique, communicables à tous et publiables. À l’heure actuelle, peu de collectivités ont publié leurs budgets ou leurs dépenses en accès libre. Mais cela est plutôt dû à un manque d’information qu’à de réels obstacles techniques. Les collectivités ont pour le moment du mal à saisir l’intérêt de l’Open Data, bien qu’elles soient déjà conscientes des grands enjeux technologiques à venir comme l’internet des objets, l’intelligence artificielle ou la cyber-sécurité. L’intérêt est pourtant bel et bien là, car comme le confirme le cabinet de conseil Gartner dans une étude, 20% des collectivités locales génèreront des recettes à partir de l’Open Data via des places de marché de données d’ici 2020.

Des facteurs clés de succès à maîtriser

Malgré les fusions qui se développent, de nombreuses collectivités n’ont pas la taille critique ni les compétences techniques nécessaires à une politique d’Open Data. L’association Open Data France rapporte dans une étude de 2016 que « les collectivités n’ont pas les moyens importants pour mener de tels projets : manque de ressources financières et personnels insuffisants ou non préparés ». Et quid de la partie financière ? La mise à disposition des données publiques en ligne a un coût que les collectivités doivent supporter. Pourtant, elles ne seront pas les seules bénéficiaires de la politique d’Open Data. L’Etat a donc un rôle majeur à jouer, en ajoutant par exemple au cadre réglementaire des incitations financières pour que les collectivités trouvent leur compte.

Un partenariat public/privé au service des usagers

C’est tout un écosystème d’acteurs publics/privés qui doit émerger à la faveur de l’Open Data territorial. Le secteur privé en tant que soutien technique et l’Etat pour assurer un accompagnement qui facilite la marche des acteurs locaux vers l’Open Data. Mettre les données en ligne, c’est une chose. Savoir comment les potentialiser, c’en est une autre. L’expertise d’acteurs privés doit permettre de capitaliser sur les données publiques mises en ligne, en y ajoutant des données externes libres (Insee, opérateurs privés, etc.), pour créer de véritables bases de données intelligentes. La donnée n’a de sens que si elle est utilisée pour proposer des applications en fonction des besoins. Pour les citoyens par exemple, imaginez un portail en ligne qui vous dirait en un clic quelle commune de votre département a la taxe d’habitation la plus basse, une population en croissance et beaucoup de commerces’ A suivre !L’Open Data vous intéresse ? Prenez contact avec nos experts pour en discuter.Contacter un expert eksaé

La loi Travail, ou loi « El Khomri » a été promulguée le 8 août 2016. Depuis le 1er janvier 2017, des changements pour les salariés entrent déjà en vigueur. Parmi les nombreux décrets d’application qui découlent de la loi Travail, nous avons sélectionné 6 mesures fortes qui vont impacter considérablement le travail des salariés, mais qui surtout, dans un délai plus ou moins proche, pourraient affecter le Secteur Public. Car en effet, historiquement, les modifications majeures du Code de Travail ont très souvent été transposées au Secteur Public par la suite.

1) La remise en cause des 35 heures

Avec la loi Travail, les possibilités en termes de temps de travail et d’heures supplémentaires pour les entreprises deviennent modulables. Même si la durée légale reste fixée à 35h hebdomadaires, les entreprises peuvent, via un accord local, prolonger la durée de travail de 44 à 46h sur 12 semaines. La majoration des heures supplémentaires, selon le même procédé d’accord d’entreprise, pourra voir son taux diminuer dans la limite de 10% par rapport à l’accord de branche.

2) Une flexibilité accrue pour les congés payés

Depuis le 1er janvier 2017, chaque employeur a la possibilité d’accorder au salarié des congés dès son embauche (s’il a acquis un solde précédemment). Le fractionnement des congés payés est déterminé prioritairement par l’accord d’entreprise, mais faute d’accord, les jours de congés payés doivent être pris entre le 1er mai et le 31 octobre. La période de référence devient elle aussi modulable par accord d’entreprise.

3) La mise en place du Compte Personnel d’Activité (CPA)

Mesure phare souhaitée par le gouvernement Hollande, le CPA regroupe le compte personnel de formation, le compte de prévention de la pénibilité ainsi que le compte d’engagement citoyen. Il est désormais rattaché au salarié ce qui assure un suivi continu tout au long du parcours professionnel. La gestion du CPA pour les salariés du privé est dévolue à la Caisse des dépôts. Des annonces sont déjà effectives pour une application envisagée dans le Secteur Public.

4) Des évolutions pour le Compte Personnel de Formation (CPF)

Avec l’entrée en vigueur de la loi Travail, les salariés n’ayant pas atteint soit un niveau de formation V (BEP ou CAP), soit un titre professionnel classé niveau V, verront l’alimentation de leurs CPF majorée à hauteur de 48 heures par an. C’est le double de ce qu’il se faisait jusqu’alors. Le plafond est lui porté à 400 heures contre 150 heures avant la réforme. Pour bénéficier des droits au CPF, le salarié doit effecteur sa demande en ligne, gratuitement, auprès de la Caisse des dépôts.

5) Le droit à la déconnexion en ordre de marche

Toute entreprise doit envisager les bonnes règles applicables à l’usage des outils numériques utilisés par le salarié dans ses missions quotidiennes. Cette mesure a pour leitmotiv de délimiter plus précisément la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle, dans le contexte actuel du tout numérique et de l’accessibilité permanente.

6) La dématérialisation du bulletin de paie

Depuis le 1er janvier 2017, la dématérialisation des fiches de salaire dans le privé est simplifiée. Le salarié peut ainsi recevoir sa feuille de paie uniquement par email, et non plus par voie postale ou en mains propres. Les entreprises ont le droit d’utiliser la voie électronique pour la transmission des bulletins de paie sans avoir reçu l’accord explicite du salarié (il est peut toutefois s’y opposer par la suite).

 

eksaé Public, en tant qu’expert de la transformation numérique des collectivités et des établissements publics, reste évidemment en veille active sur les évolutions règlementaires majeures. Sollicitez-nous ! Nous serons ravis d’aborder avec vous les nouveaux enjeux que votre organisme doit maîtriser.

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